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Sanofi échoue à racheter Actelion

Le laboratoire pharmaceutique français était prêt à payer la biotech suisse au prix fort. Mais Actelion a préféré entrer en négociations exclusives avec l'américain Johnson&Johnson.

La biotech suisse Actelion a annoncé ce jeudi être entrée en "négociations exclusives" avec Johnson&Johnson. Un nouveau revirement alors que la semaine dernière, le groupe américain annonçait son retrait du dossier. Et un coup dur de plus pour Sanofi, également sur les rangs.

Le groupe pharmaceutique français était pourtant prêt à casser sa tirelire. Les discussions étaient avancées, à en croire certains médias. Et Sanofi était prêt à mettre plus de 28 milliards d'euros sur la table pour convaincre les actionnaires d'Actelion de le rejoindre.

Deuxième revers pour Sanofi

La somme est vertigineuse. Elle dépasse les 20 milliards que le laboratoire avait déboursés pour s'offrir Genzyme en 2011, à l'époque la deuxième acquisition la plus chère de l'histoire des biotechs. Elle atteint même le double de celle proposée à Medivation, la société californienne spécialiste des traitements cancéreux, qui lui est passée sous le nez l'an dernier au profit de Pfizer

Après Medivation donc, Actelion constitue un deuxième revers de suite pour Sanofi. Un revers douloureux: la pépite suisse, plus grosse biotech européenne et leader mondial du traitement de l'hypertension artérielle pulmonaire aurait bien aidé le groupe qui cherche absolument à rattraper son retard dans le domaine du cancer ou des maladies rares.

Tout le défi du PDG Olivier Brandicourt va donc consister à trouver de nouveaux relais de croissance, compléter son portefeuille de médicaments. Un impératif dont l'urgence commence à se faire sentir. Sans croissance externe, le groupe risque de se faire distancer par ses concurrents.

Hélène Cornet, édité par N.G.