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Salmonelle: Lactalis rappelle l'ensemble de la production de l'usine de Craon depuis février

L'usine Lactalis de Craon en Mayenne, qui aurait été contaminée, selon le groupe.

L'usine Lactalis de Craon en Mayenne, qui aurait été contaminée, selon le groupe. - Damien Meyer - AFP

Le groupe industriel rappelle 720 lots supplémentaires de laits infantiles potentiellement contaminés à la salmonelle, en plus des 625 déjà retirés ces derniers jours. Soit l'ensemble de la production depuis février. Des mesures de chômage technique sont à prévoir.

Le groupe Lactalis a annoncé ce jeudi 21 décembre le retrait de 720 lots supplémentaires de laits infantiles et autres produits pour risque de contamination à la salmonelle, qui s'ajoutent à 625 lots déjà retirés ces deux dernières semaines.

"La décision a été prise d'étendre le retrait/rappel à l'ensemble des produits infantiles et nutritionnels fabriqués ou conditionnés dans notre site de Craon (Mayenne) depuis le 15 février 2017", a indiqué Lactalis dans un communiqué, en précisant que l'opération concerne la France et l'international.

Des plaintes contre l'industriel

Le retrait concerne des "produits à marques Picot (poudres et céréales infantiles), Milumel (poudres et céréales infantiles) et Taranis (mélange d'acides aminés en poudre destinés au traitement de pathologies)", selon Lactalis.

"Nous savons désormais qu'une contamination dispersée s'est installée dans notre usine de Craon suite à des travaux réalisés courant 1er semestre 2017", a indiqué l'entreprise.

Le père d'une petite fille de 3 mois qui a consommé un des laits concernés et l'association de consommateurs UFC-Que Choisir ont annoncé lundi des dépôts de plainte contre Lactalis dans le cadre de cette affaire.

Des mesures de chômage technique à prévoir

Des mesures de chômage technique vont toucher une partie des 350 employés de l'usine Lactalis de laits infantiles de Craon (Mayenne), à l'arrêt depuis le 8 décembre. "Il y aura un certain nombre de collaborateurs qui seront concernés par des mesures de chômage technique partiel", a indiqué à l'AFP un porte-parole du groupe, sans pouvoir communiquer dans l'immédiat sur l'ampleur de ces mesures.

"On fait tout ce que l'on peut pour limiter au maximum cette situation", a-t-il ajouté, alors que ces mesures doivent être annoncées "dans les jours qui vont venir". Une partie des employés sont d'ores et déjà affectés à "l'éradication de la bactérie", alors que d'autres ont été transférés dans "d'autres sites en Mayenne et en l'Ille-et-Vilaine". Certains salariés, enfin, sont affectés aux "opérations de maintenance de l'usine, au démontage et remontage d'un certain nombre de pièces".

Le chantier de décontamination n'a que partiellement démarré, selon cette source, qui n'était pas, à ce stade, en mesure d'évaluer la durée de cette opération.

N.G. avec AFP