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Pacte de responsabilité: la chimie signe le premier accord de branche

La chimie devient ainsi la première branche à signer un accord dans le cadre du pacte.

La chimie devient ainsi la première branche à signer un accord dans le cadre du pacte. - -

L'Union des industries chimiques a annoncé, ce jeudi 17 juillet, avoir signé avec la CFDT et la CFTC un accord dans le cadre du pacte de responsabilité. 47.000 embauches sont prévues sur la période 2015-2017.

La chimie montre l'exemple. Ce jeudi 17 juillet, l'Union des industries chimiques (UIC) a annoncé avoir signé avec la CFDT et la CFTC le premier accord de branche dans le cadre du pacte de responsabilité.

La CFDT et la CFTC représentent 37,11% des suffrages exprimés lors des élections professionnelles.

La CGT, second syndicat avec 28,56% des suffrages, n'a pas signé l'accord, qu'il présente comme une "supercherie". La CFE-CGC (19,45%) et FO (10,47%) n'ont pas non plus apporté leur soutien.

47.000 embauches

"L’industrie chimique est ainsi le premier secteur industriel à s’engager pour l’emploi, ce qui témoigne du sens aigu des responsabilités des partenaires sociaux de la branche et de la vigueur de son dialogue social", s’est réjoui Jean Pelin, directeur général de l’UIC, cité dans un communiqué.

L'accord prévoit 47.000 embauches en CDI-CDD pour la période 2015-2017, soit environ 15.700 par an, ainsi que 5.000 contrats d'alternance d'ici à 2017. Des contrats de générations seront, en outre, signés.

L'UIC précise qu'il est "indispensable que la compétitivité de la filière soit préservée" et qu'ainsi "des conditions (autres que les mesures prévues dans le pacte de responsabilité, ndlr) sont donc nécessaires pour que ces engagements pour l'emploi puisse se concrétiser et être amplifiées".

Un contrat stratégique de filière

L'UIC demande la mise en œuvre du Contrat Stratégique de Filière "Chimie et Matériaux" et du plan industriel "Chimie verte et biocarburants". Elle demande également "une stratégie gaz ambitieuse".

Le 10 juillet dernier, le ministre de l'Economie Arnaud Montebourg avait regretté que seules six branches professionnelles sur 40 aient négocié les contreparties du pacte de responsabilité. "Les Français sont fiers de l'entreprise mais en retour ils veulent que les entreprises fassent travailler les Français", déclarait-il.

J.M. avec AFP