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Œufs contaminés: le scandale s'étend à l'Asie

Des oeufs, à Hong Kong, le 12 août 2017

Des oeufs, à Hong Kong, le 12 août 2017 - TENGKU Bahar / AFP

La liste des pays concernés par le scandale des oeufs contaminés au fipronil s'allonge. Au total, 17 pays, dont 15 membres de l'UE, sont donc touchés.

La crise des oeufs contaminés dépasse désormais les frontières de l'Europe. Des produits ont été identifiés à Hong Kong, affirme la Commission européenne, qui a convoqué les pays de l'UE concernés et leur demande d'arrêter de se rejeter mutuellement la faute.

"Nous devons travailler ensemble pour tirer les leçons nécessaires et avancer plutôt que perdre de l'énergie à désigner des coupables", a asséné ce vendredi le commissaire européen à la Santé, Vytenis Andriukaitis.

Le commissaire a convoqué une réunion des ministres et des représentants des agences de sécurité alimentaires dans tous les pays de l'UE impliqués, "dès que l'ensemble des faits sera à notre disposition", a priori le 26 septembre.

Contrôles renforcés à Hong Kong

Selon la Commission européenne, des oeufs suspects ont été distribués -frais, cuits ou sous forme liquide- en Suisse, à Hong Kong, en France, en Suède, au Royaume-Uni, en Autriche, en Irlande, en Italie, au Luxembourg, en Pologne, en Roumanie, en Slovaquie, en Slovénie et au Danemark. Au total, 17 pays, dont 15 membres de l'UE, sont donc touchés.

Premier pays d'Asie concerné, Hong Kong "a indiqué avoir trouvé des oeufs" néerlandais contaminés, a précisé l'exécutif européen. La ministre de la Santé de Hong Kong, Sophia Chan, a déclaré ce samedi que les autorités locales renforçaient leurs contrôles.

À l'origine de l'affaire, l'utilisation du fipronil par des sociétés de désinfection intervenant dans des exploitations agricoles aux Pays-Bas, en Belgique, en Allemagne et dans le Pas-de-Calais (nord de la France).

Les Pays-Bas fustigés

L'Allemagne et la France -où quelques fermes sont bloquées- ont tancé la Belgique et les Pays-Bas. Dans ces deux pays, plus de 200 élevages de poules pondeuses ont été contaminés après la désinfection des lieux avec des produits contenant du fipronil, un insecticide dont l'usage est pourtant strictement interdit dans le secteur avicole.

De son côté, la Belgique a accusé les Pays-Bas d'avoir traité avec légèreté une information anonyme reçue en novembre 2016 sur l'utilisation de fipronil dans les élevages néerlandais.

Le lanceur d'alerte à l'origine du renseignement, Nick Hermsen, a enfoncé le clou en racontant ce vendredi aux médias qu'il avait nommément désigné les deux entreprises à l'origine de la fraude: le distributeur de produits sanitaires belge Poultry-Vision et la firme de désinsectisation ChickFriend. Nick Hermsen se présente comme un ancien associé du dirigeant de Poultry-Vision.

J.P. avec AFP