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Nouvel étiquetage nutritionnel: pas de "pertinence" démontrée pour la santé

L'étiquetage nutritionnel n'a pas prouvé son efficacité.

L'étiquetage nutritionnel n'a pas prouvé son efficacité. - PHILIPPE MERLE / AFP

Après avoir analysé les systèmes d'étiquetage nutritionnel prévus par la loi Santé, l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a estimé que leur efficacité restait à démontrer.

Dix semaines après le début des tests, rien ne prouve pour l'instant que les nouveaux systèmes d'étiquetage nutritionnel prévus par la loi Santé seront efficaces pour faire diminuer les maladies chroniques (obésité, diabète, etc.) en France, a estimé mardi l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses). "En l'état actuel des connaissances, la pertinence nutritionnelle dans une perspective de santé publique des systèmes d'information nutritionnels examinés n'est pas démontrée", affirme l'Anses qui a analysé la façon dont ces systèmes ont été construits et leur capacité à "orienter le comportement du consommateur".

Cet avis "confirme l'intérêt de travaux complémentaires tels que l'expérimentation en conditions réelles d'achat qui a été menée fin 2016 et dont l'objectif est de faciliter le choix du consommateur au regard de l'apport en énergie et en nutriments", a commenté le ministère de la Santé. L'Anses a analysé les quatre systèmes qui ont fait l'objet de ce test (nutri-couleurs, nutri-repères, nutri-score et SENS), ainsi que le système "Health Star Rating", utilisé en Australie et en Nouvelle-Zélande.

La mise en place d'un tel étiquetage nutritionnel, pour mieux informer les consommateurs, est prévu par la loi Santé, votée en décembre 2015, en application de la réglementation européenne. Le ministère de la Santé publiera "début avril" le décret définissant le système d'étiquetage choisi qui demeurera facultatif. Il appuiera son choix sur le rapport du comité de pilotage du test dans les supermarchés, attendu "mi-mars", ainsi que sur un nouvel avis de l'Anses, a ajouté le ministère.

P.L avec AFP