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Monsanto investit 137 millions d'euros dans des usines françaises

Monsanto emploie plus de 500 personnes en France.

Monsanto emploie plus de 500 personnes en France. - -

Le géant américain de l'agrochimie va agrandir deux usines de production de semences dans le sud-ouest de la France, a-t-il annoncé ce mardi 17 juin.

Si la réciprocité est loin d'être évidente, Monsanto semble apprécier la France. Le géant controversé de l'agrochimie est en effet en train d'investir 137 millions d'euros dans l'agrandissement de deux usines de production de semences dans le sud-ouest de la France, ont annoncé les dirigeants de sa branche française, mardi 17 juin.

Monsanto "a fait le choix de continuer à investir sur la France en production et en outils industriels", a ainsi déclaré Catherine Lamboley, présidente de Monsanto SAS, lors d'une conférence de presse.

Depuis 2013, 75 millions d'euros ont été investis pour agrandir l'usine de Monsanto à Trèbes (Aude), où la firme fabrique des semences conventionnelles (non-OGM) de maïs pour toute l'Europe. Ces semences, dites de base, sont ensuite plantées par des agriculteurs en contrat avec Monsanto pour les multiplier et obtenir une production à grande échelle.

Les expérimentations sur les OGM abandonnées

Dans le même temps, 62 millions d'euros servent à construire un deuxième séchoir à semences et une deuxième ligne de production commerciale dans l'usine de Peyrehorade (Landes), où sont conditionnées les semences de maïs et de colza. Les travaux devraient s'achever début 2015.

Monsanto a abandonné les expérimentations sur les OGM en France depuis 2008, "après le Grenelle de l'environnement", a quant à lui souligné Yann Fichet, directeur des affaires institutionnelles.

Mais le groupe continue à faire de la recherche et à produire des semences de maïs et de colza dans l'Hexagone, des semences potagères de légumes, ainsi que son produit phare, le désherbant Roundup.

Plus de 500 salariés en France

La France représente le premier marché pour Monsanto sur la zone Europe-Moyen Orient-Asie, qui a dégagé 2 milliards de dollars de chiffre d'affaires (près d'1,5 milliard d'euros) en 2013, sur un chiffre d'affaires global de 15 milliards d'euros (11 milliards d'euros).

Le groupe américain, dont le siège français est situé à Saint-Priest (Rhône), emploie 518 personnes en France sur 11 sites. 1.300 agriculteurs sont sous contrat pour la multiplication des semences et un millier d'autres testent les nouvelles variétés de plantes.

Y. D .avec AFP