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Médicaments : Leclerc veut faire des rabais de 25 à 30%

Leclerc veut relancer, ou plutôt instaurer, une vraie concurrence sur le prix des médicaments

Leclerc veut relancer, ou plutôt instaurer, une vraie concurrence sur le prix des médicaments - -

Le groupe de distribution veut se lancer dans le secteur des médicaments non remboursés vendus en pharmacie. Un secteur qui selon Michel-Edouard Leclerc, offre un vrai potentiel de développement.

La libéralisation de la vente de médicaments non remboursés (OTC) est l’un des chevaux de bataille du groupe Leclerc. Ce lundi 4 février, sur Canal+, Michel-Edouard Leclerc a repris l’offensive.

Le dirigeant a expliqué être en mesure d’appliquer des rabais de 25 à 30% par rapport aux prix pratiqués dans les officines." Aujourd'hui, il n'y a pas vraiment beaucoup de concurrence entre les officines (...), il y a un écart de un à deux dans le prix des produits de pharmacie. Donc, on va essayer de mettre un peu de concurrence dans ce secteur", a-t-il détaillé.

Des pharmaciens déjà présents dans les Leclerc

Pour lui, la vente de médicaments s’inscrit dans une logique, puisqu’il dispose déjà des professionnels capables d’encadrer leurs ventes : "Pour vendre de la dermo-cosmétique et du lait pour nourrissons, nous avons le pharmacien donc, à partir du moment où ils sont chez nous, nous ambitionnons de vendre des médicaments, notamment les médicaments qui ne sont plus remboursés, qui ne sont plus remboursables", a-t-il indiqué, soulignant qu'il s'agit d'un "coup dur pour le pouvoir d'achat des patients, des consommateurs".

Michel-Edouard Leclerc s’offre même une petit pointe d’ironie : "Nous avons des pharmaciens (...). Les laboratoires, qui ont exigé cela, finalement nous ont rendu service puisque nous garantissons tous les problèmes de santé".

Le titre de l'encadré ici

|||La culture, autre secteur à fort potentiel

Malgré les difficultés que connaissent les grands acteurs comme Virgin, et dans une moindre mesure la Fnac, le groupe Leclerc veut s’ investir dans la distribution de biens culturels.

"On va continuer à développer des espaces culturels où la part du livre restera prépondérante, nous croyons que c'est l'offre qui fait la demande. Il y aura de la musique, toujours de la musique, plus de musique montrée", a-t-il précisé. Ces produits seront par ailleurs vendus en ligne à partir du mois d’avril.

Coralie Cathelinais et AFP