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Maggi paie le scandale de la viande de cheval

Nestlé est obligé de restructurer Maggi, victime collatérale du scandale de la viande de cheval.

Nestlé est obligé de restructurer Maggi, victime collatérale du scandale de la viande de cheval. - -

La marque du géant suisse Nestlé, pourtant une des seules à n'avoir pas été touchée par le scandale de la viande de cheval, en est une victime collatérale. Aujourd'hui, elle doit se réorganiser pour survivre.

Nestlé prépare une profonde réorganisation de ses sites en France. Le géant suisse de l'agroalimentaire tient un comité d'entreprise ce mardi 29 octobre. Parmi les sites concernés, celui de Beauvais, qui produisait notamment les plats cuisinés sous la marque Maggi. Une marque devenue victime collatérale du scandale de la viande de cheval.

Elle est pourtant l'une des seules marques à ne pas avoir été retirée des rayons surgelés en février dernier, lors de la médiatisation de l'affaire. Nestlé n'a pas été directement touché par la fraude, et l'a fait savoir. Mais cela n'a pas suffi. La méfiance des consommateurs a été plus forte. Les ventes ont chuté de 40% en début d'année. Et elles sont toujours en repli de 25% selon le groupe suisse.

L'activité glaces impactée

Du coup, Nestlé a décidé d'arrêter la production de lasagnes et hachis parmentier. 120 postes vont être supprimés dans son usine de Beauvais et reclassés dans l'activité crèmes glacées.

Il y a vingt ans, Maggi produisait près de 60.000 tonnes de plats surgelés par an, contre 4.800 seulement cette année. Résultat: des pertes qui handicapent l'autre activité de l'usine, les glaces. Nestlé n'a pu rebondir face à un marché largement dominé par les marques distributeurs et par le leader Findus, anciennement propriété de Nestlé d'ailleurs. Le horsegate a été le coup de grâce…

Hélène Cornet