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Les pâtes, stars du confinement, ont profité à Panzani

Les rayons de pâtes se vident dans les supermarchés

Les rayons de pâtes se vident dans les supermarchés - DAMIEN MEYER / AFP

Au deuxième trimestre, le bénéfice net du groupe Ebro Foods qui exploite aussi la marque Lustucru, a bondi de 38% sur un an.

Le confinement a été synonyme d'achats compulsif de pâtes sèches et de riz par les consommateurs, notamment en France. Une surconsommation qui a largement profité à Ebro Foods qui détient notamment les marques Panzani et Lustucru.

Le groupe espagnol a ainsi vu son bénéfice net grimper de 38% au deuxième trimestre à 102,8 millions d'euros pour le premier semestre, selon le communiqué publié mercredi, qui montre aussi une hausse de 23% du chiffre d'affaires à 1,67 milliard d'euros.

Le bénéfice tiré des ventes de pâtes a doublé (+107%) par rapport au premier semestre 2019. La division "riz" a vu son bénéfice croître de 27% et la croissance aurait pu être encore plus forte mais certaines usines étaient déjà au maximum de leur capacité, explique le groupe.

+107% dans les pâtes

La hausse de l'activité s'est traduite de manière différente en fonction des régions du monde et de la manière dont les confinements ont été mis en place, explique Ebro.

Dans le sud de l'Europe, "la phase aiguë d'achats compulsifs a eu lieu en mars" et a été suivie d'une "réduction progressive" des ventes.

Dans le nord de l'Europe, aux Etats-Unis et au Canada, "la pandémie est arrivée plus tard ou de façon moins virulente, avec un impact moins volatil mais plus persistant sur la demande".

En Europe, le rythme des ventes a progressivement ralenti au cours du deuxième trimestre, et le début du troisième trimestre se fait avec une situation "normalisée", assure Ebro, qui avait renoncé à produire certains types de pâtes "premium" pendant le confinement, afin de pouvoir faire face à l'explosion de la demande de pâtes plus basiques dans les supermarchés.

Revers de la médaille, Ebro souligne, sans en préciser le montant, avoir dû faire face à des coûts exceptionnels à cause des heures supplémentaires pour ses employés, de coûts de transports accrus de la marchandise et d'une hausse des coûts des matières premières provoquée par la hausse de la demande.

OC avec AFP