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Les imprimantes 3D vont bouleverser le SAV de Seb

Le PDG de Seb était l'invité de BFM Business.

Le PDG de Seb était l'invité de BFM Business. - BFM Business

Le géant français du petit électroménager veut convaincre les consommateurs qu'un produit en panne mérite d'être réparé plutôt que remplacer. D'autant qu'il a désormais une solution au problème du stockage des pièces détachées: l'impression 3D.

L'impression 3D va-t-elle résoudre le problème de réparation des appareils électroménagers? C'est, en tout cas, le pari que fait Seb. Sur BFM Business, ce jeudi 25 février, son PDG, Thierry de la Tour d'Artaise, rappelle qu'"à une époque, c'était ringard de réparer. Mais aujourd'hui, le consommateur se rend compte que c'est stupide de jeter. Si le produit est conçu pour être réparable, il faut le faire".

Le géant français du petit électroménager a, de longue date, mis en place une vraie filière autour de la réparation de ses appareils. Il stocke 5 millions de pièces de rechange et garantit leur disponibilité sur 10 ans. Mais tout cela n'était pas sans poser certains problèmes, comme la mise en place de réseaux de réparateurs, des entrepôts pour stocker les pièces, …

Stocker des logiciels

C'est pourquoi Seb s'oriente vers l'impression 3D. L'idée est de stocker des logiciels plutôt que des pièces détachées. Cela coûte moins cher et cela prend moins de place. Demain, plus de la moitié, si ce n'est les trois quarts des composants pourront être fabriqués par des imprimantes 3D, selon son PDG. "Il suffira d'une base de données pour réimprimer à la demande et des années après l'achat".

Thierry de la Tour d'Artaise le concède, "il y aura toujours des pièces très compliquées. Mais pour les simples, le consommateurs même pourra les imprimer lui-même". Via une clé USB par exemple.

Hélène Cornet avec BFMBusiness.com