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Les Galeries Lafayette ne peuvent toujours pas ouvrir le dimanche

Les Galeries Lafayette ne pourront ouvrir tous les dimanches sur le Boulevard Haussmann

Les Galeries Lafayette ne pourront ouvrir tous les dimanches sur le Boulevard Haussmann - Adrien Morlent - AFP

"Le projet d'accord présenté par la direction n'a été signé par aucun syndicat du grand magasin, selon plusieurs médias ce mercredi 4 mai. La CFE-CGC l'a rejeté entraînant dans son sillage la CFTC."

Aucun grand magasin du boulevard Haussmann ne peut ouvrir le dimanche. Au début d'année, un accord de branche devant permettre aux enseignes les plus importantes (Printemps, BHV, Galeries Lafayette, Monoprix) d'ouvrir le dimanche avait été bloqué par les syndicats. Ce qui a forcé les grands magasins à négocier des accords au niveau de l'entreprise.

Il y avait alors des chances pour que les Galeries Lafayette parviennent à rallier à leur cause les syndicats. La direction avait en ce sens présenté un projet le 22 avril dernier. Il s'agissait pour les salariés de travailler jusqu'à sept dimanches par an payés double et donnant droit à un jour de récupération. Les frais de garde des enfants étaient pris en charge en partie par l'entreprise.

Le refus de la CFE-CGC

En vain, puisque selon les Échos et le Figaro les représentants du personnel ont refusé de signer l'accord. La CFTC (10% des voix) y était encline, mais elle ne souhaitait pas le faire seule.

Or la CFE-CGC (27%), dont on pouvait espérer qu'elle paraphe le projet, s'y est finalement opposée. La décision est d'autant plus surprenante que les élus CFE-CGC du BHV Marais, une filiale des Galeries Lafayette, ont au contraire approuvé le projet de la direction sur l'ouverture dominicale dans ce magasin.

La présidente de la CFE-CGC, Carole Couvert a néanmoins précisé sur BFM Business que la porte était ouverte.

"Hier il y a eu un point de blocage mais cela arrive dans toutes les négociations d'entreprise", a-t-elle déclaré."La CFE-CGC, hier soir, a dit 'attention nous avons des questions en suspens; en l'état l'accord n'est pas signable'. Il y a ensuite eu un échange de coup de fil à 22h pour dire 'nous allons continuer les discussions", rapporte la présidente de l'organisation syndicale.

Un coup dur pour les Galeries, dont la fréquentation avait été impactée par les attentats du 13 novembre et dont les bénéfices du magasin du boulevard Haussmann tirent l'ensemble de la chaîne, rappellent les Échos. Le magasin ne peut donc plus que piocher dans les 12 ouvertures dominicales que les maires peuvent accorder (sauf à Paris ou c'est le préfet qui s'en charge). Le Figaro indique toutefois que des négociations au sein de l'ensemble de la branche pourraient redémarrer, une idée qui aurait les faveurs d'un autre grand magasin du boulevard Haussmann, le Printemps.

J.M.