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Les Français prêts à acheter des médicaments en grande surface

Les Français sont en grande majorité favorables aux ventes de médicaments en dehors des officines

Les Français sont en grande majorité favorables aux ventes de médicaments en dehors des officines - Thomas Bregardis - AFP

77% des Français se déclarent prêts à acheter leurs médicaments sans ordonnance en parapharmacie, selon une étude Ipsos réalisée pour les centre E.Leclerc et publiée ce lundi 13 octobre. Ce qui donne du grain à moudre à la grande distribution qui plaide pour pouvoir vendre ce type de produits.

Le score est sans appel. Plus des trois-quarts des Français (77%) se déclarent prêts à acheter leurs médicaments sans ordonnance en parapharmacie, c’est-à-dire, par exemple, en moyenne ou grande surface.

C'est ce que révèle un sondage Ipsos réalisé pour les centres E.Leclerc et publié ce lundi.

Toujours selon cette étude, 54% des Français estiment que les médicaments sans ordonnance, type Doliprane ou Spasfon, pourraient tout à fait être vendus en dehors des officines. "La proposition monte même à 61% pour les seniors", spécifie Leclerc dans un communiqué.

Des prix plus compétitifs

Concernant plus spécifiquement la vente de médicaments sans ordonnance en parapharmacie, 77% des personnes interrogées se déclarent prêtes à y avoir recours, et 71% dans le cas de parapharmacies situées en grandes surfaces.

Pour 8 Français sur 10 la vente de ce type de médicaments en grande surface, permettrait de bénéficier de prix plus compétitifs.

Enfin, 71% des sondés "n'achèteraient ni plus ni moins de médicaments non remboursés s'ils étaient disponibles en parapharmacie. La crainte d'une envolée des ventes des OTC (médicaments sans ordonnance, ndlr) et la surdose de médicaments, suite à leur ouverture à la concurrence ne semble donc pas fondée", conclut Leclerc.

Un argument pour la grande distribution

Ces chiffres devraient donner des arguments à Michel-Edouard Leclerc, qui milite depuis plusieurs années pour l'ouverture de la vente de ces médicaments, jusqu'ici uniquement commercialisés en pharmacie. Il argue notamment que cette décision permettrait de faire baisser le prix de ces produits.

Le projet de loi pour la croissance et le pouvoir d'achat, que doit présenter prochainement Bercy, comprend un volet de réformes sur les professions réglementées, dont font partie les pharmaciens. Cela a déjà donné lieu à un important mouvement de protestation des pharmaciens le 30 septembre dernier. La ministre de la Santé, Marisol Touraine, continue, elle, de se déclarer opposée à la vente des médicaments sans ordonnance en grandes surfaces.

L'étude Ipsos a été menée entre le 19 et le 22 septembre auprès d'un échantillon représentatif de 1.011 personnes.

J.M. avec AFP