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Leclerc: "Comme Uber avec les taxis, Amazon nous challenge"

Michel-Édouard Leclerc, le président des centres E. Leclerc, était l'invité de Stéphane Soumier dans Good Morning Business ce 28 janvier.

Michel-Édouard Leclerc, le président des centres E. Leclerc, était l'invité de Stéphane Soumier dans Good Morning Business ce 28 janvier. - BFM Business

Michel-Édouard Leclerc, le président des centres E. Leclerc, a expliqué sur BFM Business jeudi matin comment le digital a été intégré à la stratégie du groupe, et reste loin de tuer les hypers.

Leclerc a connu une bonne année 2015. Le chiffre d'affaires, les bénéfices, et même la clientèle, ont augmenté. "Davantage de gens qu'on a piqué aux concurrents, et qui sont plus fidèles. On a le taux de fidélité le plus fort du secteur", s'est félicité le président du groupe, Michel-Édouard Leclerc, sur BFM Business ce jeudi. Pourtant le numérique fixe des défis aux Centres E. Leclerc.

"Comme les chauffeurs de taxis avec Uber, on est challengés par Amazon. On pourrait faire comme les taxis et dire qu'il ne paie pas d'impôts, qu'il n'a pas de taxes sur les parkings, les enseignes, pas de taxe au mètre carré, donc que la concurrence est injuste. Mais on sait que c'est l'avenir, donc l'obligation de réagir, on l'a intégrée à notre stratégie. Donc le digital va structurer toute la relation client", explique le fils du fondateur du géant de la distribution.

La croissance des hypers reprend

Avec succès puisque les consommateurs sont revenus dans les grandes surfaces de Leclerc. "Sur les 3,5 points de croissance de Leclerc en 2015, plus de la moitié vient des hypers. Bien sûr, les drive continuent de tirer 35% de la croissance. Mais les quatre dernières années, il n'y avait que les drive qui tiraient la croissance. En 2015, la croissance des hypers a repris", souligne le président.

Le résultat selon lui de la stratégie du groupe: faire de "l'hypermarché un internet en 3D avec des hommes et des femmes dedans". En élargissant l'offre, en la segmentant davantage, "par le label, la qualité". En développant le non-alimentaire. "C'est là que se fait toute la nouvelle demande", assure Michel-Édouard Leclerc.

N.G.