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Le Sénat veut évaluer l'importance accordée à l'impact environnemental des livraisons

Quel que soit le nombre de colis, Délivreurs facture 5,99 euros par livraison effectuée sur le pas de porte du client (image d'illustration).

Quel que soit le nombre de colis, Délivreurs facture 5,99 euros par livraison effectuée sur le pas de porte du client (image d'illustration). - Spencer Platt - Getty images- AFP

Les Français ont jusqu'au 23 avril pour répondre à un questionnaire diffusée par une commission du Sénat, qui permettra d'évaluer l'importance accordée par les adeptes de la livraison à l'impact environnement de ce geste.

A cause des fermetures des commerces pendant les confinements ou par peur de s'exposer au virus, les Français ont pris le pli du e-commerce et donc, de la livraison. Mais ce mode de consommation n'est pas anodin pour l'environnement, particulièrement à cause de la course à la livraison à domicile, toujours plus rapide.

Les consommateurs connaissent-ils vraiment l’impact environnemental de la livraison? De telles informations seraient-elles susceptibles d’orienter leurs comportements?

Pour le savoir, la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable au Sénat lance une grande consultation ouverte. Elle prend la forme d'un questionnaire auquel tous les Français peuvent répondre en moins de dix minutes et ce, jusqu'au 23 avril 2021.

Les répondants doivent par exemple indiquer s'ils seraient prêts à ne pas acheter un produit si sa livraison avait un impact trop important sur l'environnement, à changer de lieu de livraison où à allonger le délai pour réduire le bilan carbone.

Un bilan écologique plutôt négatif

Selon une étude réalisée en 2020 par l'institut Harris interactive, citée par Le Figaro, 63% des Français estiment que la livraison est plutôt respectueuse de l'environnement. Le e-commerce limite les déplacements, mais il facilite aussi la surconsommation. En quelques clics, le consommateur peut passer commande.

La livraison à domicile pose problème pour l'environnement car la gestion du "dernier kilomètre" de la livraison n'est pas mutualisé. Par ailleurs, l'essor des livraisons "express", "en moins de 24 heures", n'arrange rien. Pour respecter des délais toujours plus réduits, les camions ne partent pas pleins. Sans parler du retour de produits, de plus en plus facilités, qui induisent des trajets supplémentaires.

https://twitter.com/Pauline_Dum Pauline Dumonteil Journaliste BFM Tech