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Le propriétaire de la Grande Récré veut céder son joyau britannique

Le Hamleys de Regent street à Londres

Le Hamleys de Regent street à Londres - Brian - Flickr - CC

Ludendo, qui détient la célèbre enseigne tricolore de jouets, négocient avec le groupe chinois Sanpower pour lui céder Hamleys, qui possède un notamment un magasin emblématique sur Regent's street.

Opération d'envergure en vue dans le secteur du jouet. Le groupe français Ludendo, connu pour être le propriétaire de La Grande Récré, est entré en négociations avec le conglomérat privé chinois Sanpower pour lui revendre le joyau britannique Hamleys, comme le rapportent Les Echos ce dimanche 6 septembre.

Contacté par l'AFP, le porte-parole du groupe, Franck Mathais, a confirmé que des négociations étaient en cours pour céder Hamleys, dont le fleuron s'élève depuis 1881 sur Regent's street à Londres. Le porte-parole a en revanche refusé de confirmer avec qui ces négociations étaient en cours.

"On a acheté Hamleys, on a réalisé un très gros travail sur son développement à l'international", a expliqué Franck Mathais. "On en avait déjà eu par le passé, mais là on a eu une offre qui nous a permis d'engranger la valeur qu'on a créé", a-t-il poursuivi.

Se "recentrer sur l'Europe"

Par ailleurs, "ça nous permet de nous recentrer sur l'Europe continentale", a-t-il indiqué, précisant que le groupe garderait la franchise Hamleys pour l'Europe. *

Selon les Echos, Ludendo a ouvert des négociations avec le conglomérat chinois Sanpower, "sans qu'elles soient finalisées à ce jour". Sanpower a acquis les grands magasins britanniques House of Fraser en 2014. "Selon des sources, cette cession, si elle se concrétise compte tenu des évolutions de marché, pourrait avoisiner 140 millions d'euros", soit près du double de ce qu'avait déboursé Ludendo en 2012 pour Hamleys (75 millions d'euros), indique le journal.

Dans le cadre de ces négociations, Ludendo est en train de renégocier avec ses créanciers "les termes du financement", a par ailleurs indiqué Franck Mathais à l'AFP.

J.M. avec AFP