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Le champion mondial de l'huile d'olive racheté par le fonds CVC

L'Espagne fournit plus de la moitié de l'huile d'olive mondiale.

L'Espagne fournit plus de la moitié de l'huile d'olive mondiale. - -

L'espagnol Deoleo a annoncé ce jeudi 10 avril avoir accepté l'offre du fonds britannique, qui valorise le groupe à 439 millions d'euros. Cette entreprise est d'une importance stratégique pour le pays.

Le champion mondial de l'olive change de propriétaire. Le groupe espagnol Deoleo a, en effet, annoncé ce jeudi 10 avril avoir choisi l'offre de rachat du fonds britannique CVC, qui valorise le groupe à 439 millions d'euros.

A l'issue de la réunion du conseil d'administration, "il a été décidé de procéder à partir d'aujourd'hui avec CVC Capital Partners à la finalisation des termes et conditions de l'opération à un prix de 0,38 euro par action", via une première acquisition de 29,99% du capital puis une OPA sur l'ensemble de la société, a ainsi indiqué l'entreprise dans un communiqué.

En revanche, selon une source proche du dossier, plusieurs actionnaires espagnols (CaixaBank, Kutxabank, Unicaja et Dcoop) devraient rester au capital de Deoleo, totalisant une part de près de 30% du capital. Ce afin de garantir que le groupe, dont les marques Carbonell ou Hojiblanca sont emblématiques en Espagne, ne change pas de nationalité.

Plus de la moitié de l'offre mondiale de l'huile d'olive

Cette annonce survient au lendemain de déclarations du chef du gouvernement italien Matteo Renzi qui regrettait l'"aversion idéologique par rapport à des propriétaires italiens", alors que l'offre de CVC a été préférée à celle du fonds IQ Made in Italy, détenu à parts égales par le Fonds stratégique italien (FSI, contrôlé par l'Etat) et le fonds souverain Qatar Holding.

"Ceci est inacceptable" et "je signalerai ça à mon ami, le Premier ministre Rajoy", affirmait-il cité par le quotidien Il Sole-24 Ore.

L'Espagne, qui fournit la moitié de l'huile d'olive mondiale, s'est quant à elle inquiétée pour l'avenir de Deoleo et la possible entrée de groupes étrangers à son capital.

"Le gouvernement espagnol ne veut pas que Deoleo soit morcelé", a déclaré la semaine dernière le ministre de l'Agriculture, Miguel Arias Cañete, précisant que Madrid "suivait de près tout ce processus".

J.M. avec AFP