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La vente d'André et Naf Naf sera bien bouclée avant 2018

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VIDÉO - Patrick Puy, le PDG du groupe multimarques d'habillement Vivarte, a indiqué sur BFM Business ce vendredi avoir trouvé des acheteurs pour les deux marques, et que leur vente serait effective d'ici décembre.

Patrick Puy avait promis de vendre les marques phares de Vivarte, le groupe qu'il dirige, avant décembre. Ce sera fait, a-t-il affirmé ce vendredi sur BFM Business. Naf Naf et André sortiront bien du giron de la maison-mère de La Halle et San Marina avant 2018. Ce qui veut dire que Vivarte a déjà des acheteurs? "Oui", répond Patrick Puy.

"On fait un petit 2 milliards de chiffre d'affaires, on ne peut pas véhiculer une dizaine de marques, on doit se restreindre à un nombre limité. Pourquoi? Le devoir d'un chef d'entreprise est de développer tous les actifs qu'il a. Cela veut dire avoir assez de cash pour investir, avoir assez de gens pour les diriger et les différencier. Minelli, San Marina, André, ce n'est pas évident", affirme-t-il.

Donc pas question de renoncer à vendre la marque André, autour de laquelle s'est pourtant construit le groupe, et Naf Naf, l'une des plus performantes. Quand bien même Vivarte va beaucoup mieux selon son PDG. En revanche, les choses sont différentes pour Chevignon, dont il avait annoncé la mise en vente en janvier: "On n'a pas encore trouvé l'environnement favorable pour Chevignon. On va tenter des expériences de 'ebusiness' avec cette marque".

"Vivarte est sauvé"

Le groupe qui a fermé plus de 300 magasins en deux ans et réduit drastiquement ses effectifs (passés de 22.000 à 16.000 salariés en trois ans) va mieux à en croire son patron. "Vivarte est sauvé, ça c'est sûr. La restructuration est finie, la clé du succès c'est la croissance qui va venir", martèle-t-il. Et de rappeler que la dette du groupe a fondu: "En deux ans, on est passé de 2 milliards à 600 millions". Un effacement que les créanciers ont accepté "parce qu'ils savent que s'ils ne le font pas c'est condamné, et que s'ils le font, peut-être ils récupéreront leur mise. Et ils récupèreront leur mise".

Mieux: "On a 200 millions de cash. Nos actionnaires ont suffisamment confiance pour nous le laisser pour investir", se réjouit Patrick Puy. Il se félicite aussi de l'aide de l'État: "Le dernier gouvernement ne nous aidait pas du tout. Le nouveau est beaucoup plus business friendly, il comprend les choses. Il a accepté les plans sociaux, pour être très clair. Il fallait le faire".

Désormais, promet-il, Vivarte va entrer en phase d'expansion. La Halle, forte avec 871 magasins du plus vaste réseau de distribution d'équipement de la personne en France, a retrouvé son ADN et sa clientèle, "la famille modeste périphérique", telle que la décrit Patrick Puy. Vivarte dispose en outre de 4000 points de vente. À terme, "on retrouvera un périmètre plus beau, plus grand qu'avant les restructurations. On va bien sûr embaucher sur la logistique. Aujourd'hui on a beaucoup plus de commandes avec le prix moyen qui a baissé, et le ebusiness". Bref: "On est parti pour la croissance, y compris la croissance des effectifs".

N.G.