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La Redoute: "Ce qu'on nous donne, c'est des miettes"

Des salariés de La Redoute bloquant les accès au site de Wattrelos, en février dernier.

Des salariés de La Redoute bloquant les accès au site de Wattrelos, en février dernier. - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

Les salariés de la Redoute ont jusqu'à ce jeudi soir pour accepter les conditions de licenciements proposées par la direction. Des conditions jugées dérisoires par les salariés, qui manifestent aujourd'hui à Wattrelos, dans le Nord.

Ne rien lâcher, se battre jusqu’au bout. Les salariés de La Redoute bloquent le site logistique de la Martinoire, à Wattrelos, dans le Nord et vont manifester ce jeudi dans les rues de la ville. Début janvier, la direction de La Redoute a annoncé la suppression de 1.178 postes, sur un total de 2.400 salariés en France. Les syndicats ont jusqu’à ce soir pour accepter la proposition de l'éventuel repreneur, le groupe Kering, en matière d'indemnités de départ, de pré-retraites et d'accompagnement : 20 000 € pour chaque salarié qui perdra son emploi, ainsi que des primes de 750 à 1.200 € par année d'ancienneté.

Le vendeur, le groupe Kering, met la pression. Dans un communiqué, mercredi, il a fait savoir que "sans accord majoritaire des syndicats, la pérennité et le développement de l'entreprise ne sont pas envisageable". Un refus des salariés priverait définitivement La Redoute des financements engagés dans le cadre de la cession, y compris dans l'hypothèse d'une défaillance de l’entreprise.

"C'est pas pour faire un beau voyage, c'est pour manger"

Mais les salariés, eux, n’acceptent pas cette proposition, et ne croit pas à l’ultimatum de Kering. "Pour moi c’est du bla-bla, déclare sur RMC Brigitte, salariée de La Redoute depuis 25 ans. On s’en fout de leur ultimatum. On est déterminé plus que tout. On veut 40 000 euros et 1 500 par année d’ancienneté, parce qu’aujourd’hui on nous propose des miettes. Ce n’est pas pour faire un beau voyage, ce n’est pas pour du luxe. On va se retrouver au chômage, sans rien. On en a besoin de cet argent, c’est pour manger et pour payer nos factures. C’est pour survivre".

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Philippe Gril avec Lionel Top