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La France sur le point de perdre son titre de numéro un du vin

La production de vin devrait être supérieure à l'an dernier.

La production de vin devrait être supérieure à l'an dernier. - MAXIM MALINOVSKY - AFP

Alors que le ministère de l'Agriculture tablait sur une baisse de la production par rapport à l'an dernier, les fortes pluies ayant arrosé l'ouest de la France ont eu pour effet d'inverser la tendance. Mais l'Italie devrait toutefois rester devant l'Hexagone, si l'on en croit les chiffres de la Commission européenne.

Les vendanges 2015 seront finalement plus abondantes que celles de 2014, grâce à des pluies de fin d'été prolifiques dans l'ouest, surtout pour le cognac. C'est ce qu'a indiqué ce mercredi 7 octobre le service statistique du ministère de l'Agriculture, qui tablait auparavant sur une récolte globale en baisse.

Les prévisions arrêtées au 1er octobre laissent entrevoir une récolte en hausse de 1,2%, à plus de 47,6 millions d'hectolitres, contre moins de 47,1 l'an dernier, précise Agreste. La première estimation établie mi-août tablait à l'inverse sur une baisse de plus de 1%, à 46,5 millions d'hectolitres.

Mais malgré cette embellie la France devrait perdre son statut de numéro un du vin. L'Italie devrait en effet connaître un bond de sa production de 13% à 50,4 millions d'hectolitres, selon les prévisions de la Commission européenne, citées par Les Echos.

Forte baisse en Bourgogne et dans le Beaujolais

Dans le détail, l'inversion de tendance en France est le fruit d'importantes précipitations qui ont arrosé l'ouest de la France fin août et au mois de septembre, explique Agreste. L'effet de ces pluies est spectaculaire dans les Charentes, où la production de cognac est revue "en forte hausse" d'un million d'hectolitres. La récolte dans la région est désormais prévue en hausse de 6%, contre une baisse de 6% anticipée fin août.

La météo a également été favorable dans le Bordelais, où une progression de 2% est attendue au lieu du repli de 1% précédemment annoncé, et dans le Val de Loire (+7% au lieu de 0).

En revanche, dans l'est, les fortes chaleurs de la fin août ont encore réduit les rendements en Bourgogne et dans le Beaujolais, où la baisse atteint 16%, alors qu'Agreste tablait mi-août sur une diminution de 11%.