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La FDJ va déployer des terminaux pour payer ses impôts ou ses amendes chez son buraliste

Fort de son succès en Bourse, le groupe continue à se diversifier en proposant d'avantage de services aux particuliers qui, pour certains d'entre eux, sont d'ailleurs devenus des actionnaires.

Stéphane Pallez peut avoir le sourire. L'introduction en Bourse de l'entreprise qu'elle dirige, la FDJ, a clairement été un succès. Si bien que le nombre de petits actionnaires (500.000 lors de l'introduction) a baissé, puisque certains ont récupéré des gains, profitant de la hausse du cours. "Il y a une appétence des particuliers pour des placements en Bourse, dès lors qu'on leur offre des profils qui leur parlent" juge la PDG sur le plateau de 12H, l'Heure H. "C'est-à-dire une entreprise qu'ils connaissent (…) et du rendement dans la durée fondé sur un modèle de croissance régulière, dans un cadre régulé avec un monopole sur 25 ans. Donc il y a une place pour de l'actionnariat particulier, sur des entreprises de ce type-là."

Pour autant, la FDJ, qui a affiché des très bons résultats la semaine dernière, n'entend pas s'arrêter là. "Nous allons proposer plus de services" explique Stéphane Pallez. "Et dans les services que nous allons proposer, il y en a un sur lequel on a gagné un appel d'offres, l'été dernier, avec la confédération des buralistes, qui est la possibilité d'aller payer dans des points de vente de proximité ses impôts ou d'autres factures, ou des amendes chez son buraliste, grâce à des terminaux".

D'ici juillet prochain

En clair, il s'agit de faciliter la vie des quelques 500.000 Français qui ne disposent pas de compte bancaires. Sans compter ceux qui ne sont définitivement pas à l'aise avec l'outil numérique. Ils pourront donc payer sur ces terminaux le solde éventuel de l’impôt sur le revenu (désormais prélevé à la source) mais aussi des amendes, des factures de crèche, de cantine ou d’hôpital… Le tout en espèces tant que cela ne dépasse pas 300 euros, ou en carte bancaire. "Le développement commence dès la fin de ce mois de février et jusqu'en juillet prochain" avec "plusieurs milliers de points de vente sur le territoire" explique Stéphane Pallez.

Pour la FDj, c'est aussi une façon de faire vivre le principal point de vente de ses produits. "Notre intérêt, c'est que ce réseau reste économiquement en bonne santé, qu'il y ait du trafic dans ce réseau" indique la PDG. Le lancement est prévu le 1er juillet prochain.

Thomas Leroy