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L'actionnaire de Caddie placé en redressement judiciaire

Après le fabricant de chariots Caddie, c'est au tour d'Altia, son propriétaire, d'être placé en redressement judiciaire.

Après le fabricant de chariots Caddie, c'est au tour d'Altia, son propriétaire, d'être placé en redressement judiciaire. - -

Le groupe Altia, propriétaire de Caddie ainsi que de 47 autres entreprises, a été placé en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Paris à sa demande. Son directeur général l'a confirmé ce lundi 4 août.

Après le placement en redressement judiciaire de Caddie en juin dernier, c'est au tour d'Altia, son propriétaire, de connaître le même sort. Son directeur général l'a confirmé ce lundi 4 aôut.

"Nous avons conduit des travaux pour comprendre la situation de chaque entité, et nous avons dû nous rendre à l'évidence, nous devions les placer sous la protection du tribunal", a déclaré à l'AFP Michel Rességuier, arrivé à la tête d'Altia Industry en juin.

La quasi-totalité des 48 entreprises du groupe est concernée par la procédure, à l'exception de deux d'entre elles: Normatec, un sous-traitant de pièces métalliques pour l'aéronautique, et la holding Altia Finances.

Accord de bpifrance pour un refinancement

Trois sites situés dans l'Ouest ont par ailleurs été placés en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce d'Angers, avec poursuite d'activité jusqu'au 30 septembre. Il s'agit d'Altia Metal & Plastic Development (34 salariés) et Altia Angers (74 salariés), tous deux situés à Ecouflant, près d'Angers, et d'un site de 48 salariés à Chasseneuil-du-Poitou, dans la Vienne.

"Ces filiales ont été rachetées par Altia alors qu'elles étaient en plan de continuation d'activité. En cas de nouveau problème de trésorerie, elles sont donc mises en liquidation avec poursuite d'activité. Mais ce sont des sites soutenus par nos clients, elles ont une vraie pertinence pour nos clients", justifie Michel Rességuier.

Trois autres entreprises, jugées les plus vulnérables, ont été mises en redressement judiciaire avec une période d'observation d'un mois, jusqu'à fin août. Il s'agit du site du Mans qui emploie 142 personnes, d'un site de Montreuil-Bellay (74 salariés) et du site de Montoire (24 salariés).

La banque publique Bpifrance, actionnaire à 20% d'Altia, avait donné son accord fin mai pour un refinancement du groupe en difficulté, qui emploie en tout environ 3.000 personnes.

Y. D .avec AFP