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Jean-René Buisson : "Aujourd’hui se joue l’avenir de Findus"

Le président de l'ANIA s'est inquiétée de l'avenir de Findus, qui emploie 500 personnes en France, dans le Grand Journal d'Hedwige Chevrillon.

Le président de l'ANIA s'est inquiétée de l'avenir de Findus, qui emploie 500 personnes en France, dans le Grand Journal d'Hedwige Chevrillon. - -

Le président de l’Association nationale des industries alimentaires était sur BFM Business ce lundi 11 février. Il y a regretté que la réputation de l’industriel suédois pâtisse du scandale qu’il a lui-même dénoncé.

"Aujourd’hui se joue l’avenir d’une société qui emploie 500 personnes en France", Findus. C’est ce qu’a déploré Jean-René Buisson, le président de l’ANIA, sur BFM Business ce lundi. Au sortir d'une réunuion de crise sur le sujet à Bercy, il a tenté de dépassionner le débat sur ce scandale alimentaire.

Pour rappel, un certain nombre de plats cuisinés industriels, notamment des lasagnes Findus, se sont révélés après contrôle être à base de viande de cheval, et non de bœuf, comme indiqué sur la boîte. Le géant de l’agroalimentaire est ainsi devenu le symbole de la fraude en un week-end. Or, Jean-René Buisson souligne que c'est justement lui qui a donné l'alerte.

L’entreprise est "l’une des seules à avoir engagé des tests ADN pour vérifier l’origine de sa nourriture", explique-t-il. Aujourd’hui, regrette le président de l’ANIA, elle se trouve dans "une situation dramatique, parce que si la tension médiatique continue, on risque sa disparition". Pour lui, il faut "redonner confiance dans ses produits qui ne présentent aucun problème".

Pas de problème sanitaire

Jean-René Buisson comprend, bien sûr, que les "consommateurs soient interpellés". Mais il rappelle qu’"il n’y a pas de problème sanitaire", qu’il ne faut pas faire d’amalgame avec un problème de malbouffe. La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) contrôle les industriels toute l’année, martèle-t-il. Et "99,7% de ses contrôles" ne débouchent sur aucune malfaçon…

L’ANIA entend toutefois "intensifier et densifier les tests et contrôles" de ses fournisseurs, annonce son patron. Jean-René Buisson indique ainsi que le ou les auteurs de la "fraude à l’étiquetage", et ceux qui ont fait preuve de négligence, seront connus mercredi. Une enquête éclair, facilitée par nos "mode de traçabilité", se félicite-t-il.

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