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Ivanka Trump ferme boutique

Une boutique Ivanka Trump.

Une boutique Ivanka Trump. - Drew Angerer - AFP

Deux ans après l'accession de son père à la présidence des États-Unis, la fille de Donald Trump a mis fin à toutes ses activités dans la mode.

Business et politique font rarement bon ménage. Ivanka Trump a annoncé qu'elle mettait fin aux activités de sa marque de vêtements, chaussures et accessoires lancée en 2014. Conseillère à la Maison Blanche depuis l'élection de son père, la fille de Donald Trump, avait récemment limité le développement de sa société pour éviter tout conflit d'intérêt. 

Après avoir connu une forte hausse des ventes en 2016, à la faveur de la campagne présidentielle, la marque Ivanka Trump avait subi le contrecoup de l'élection du candidat républicain. Plusieurs chaînes de magasins décidant notamment de la déréférencer en parallèle d'appels au boycott lancé par diverses associations et ONG. 

"Après 17 mois à Washington, je ne sais pas si je reprendrai un jour cette activité, mais je sais que jusqu'à nouvel ordre, mon attention se porte sur ce que je fais ici", a expliqué Ivanka Trump. "Cette décision est la seule voie juste pour mon équipe et mes associés", a-t-elle ajouté. 

40 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2016-2017

Lancée sous sa forme actuelle en 2014, la marque bénéficiait d'un partenariat avec le groupe G-III Apparel Group, qui fabriquait et distribuait vêtements et accessoires. Positionnée sur le segment de moyenne gamme, à des prix abordables, elle avait réalisé un chiffre d'affaires de 47,3 millions de dollars (40 millions d'euros) lors de l'exercice 2016-2017, clos fin janvier 2017.

Après l'élection de son père et sa nomination comme conseillère à la Maison Blanche, cette mère de trois enfants avait conservé sa participation majoritaire dans la marque mais l'avait versé dans un trust afin de minimiser les risques de conflits d'intérêt. 

 Une récente déclaration d'intérêts, daté de fin mars 2017, évaluait la valeur de cette participation à plus de 50 millions de dollars (43 millions d'euros) et les revenus qu'elle avait généré sur l'année écoulé entre un million et cinq millions de dollars.

Antonin Moriscot avec AFP