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Inflation: plus de 7 Français sur 10 ont dû renoncer à des dépenses

Selon l’enquête de l’Observatoire E.Leclerc des Nouvelles Consommations, 58% des Français disent avoir réduit leurs achats de produits alimentaires pour faire des économies.

A 4,8% en avril sur un an, l’inflation continue de se diffuser progressivement aux produits alimentaires dans les rayons des supermarchés. Selon l’enquête de l’Observatoire E.Leclerc des Nouvelles Consommations*, la quasi-totalité des Français (96%) dit avoir fait le constat du renchérissement de leur panier de courses et près de 8 sur 10 affirment que leur pouvoir d’achat a baissé en conséquence.

Face à ce retour de l’inflation, les consommateurs adaptent leur comportement. Plus de 7 Français sur 10 (71%) déclarent avoir déjà dû renoncer à certaines dépenses pour limiter l’impact de la hausse des prix sur leur porte-monnaie. Une proportion qui grimpe même à 78% chez les moins de 35 ans, à 79% chez les ouvriers et à 83% parmi les bas salaires.

Pour faire des économies, les Français taillent en priorité dans leur budget loisirs (66%) et habillement (64%). Mais ils sont tout de même 58% à réduire également leurs achats de produits alimentaires, en particulier de viande et de poisson (46%) et de fruits et légumes frais (38%).

69% des Français disent d’ailleurs se priver de fruits et légumes régulièrement parce qu’ils sont trop chers. Les ménages les plus modestes sont les premiers concernés: 42% d’entre eux indiquent consacrer moins de 10 euros par semaine à l’achat de fruits et légumes frais (contre 29,5 euros en moyenne pour l’ensemble des Français).

36% des Français se tournent vers les produits moins chers

Mais les Français qui renoncent à certains produits sont une large majorité (87%) à reconnaître que cette privation à un impact négatif sur la qualité de leur alimentation et deux tiers sur leur santé et celle de leurs enfants. Alors, afin de diminuer le montant du ticket de caisse sans se priver totalement, 36% des Français disent acheter des produits moins chers et 23% des produits en moins grande quantité.

D’une manière générale, 85% des sondés jugent qu’avoir une alimentation équilibrée et de qualité coûte trop cher. Ainsi, les ménages les plus modestes sont les moins nombreux à déclarer avoir une alimentation de qualité, c’est le cas de 63% des ouvriers et de 56% des bas revenus, contre 84% des cadres et 83% des hauts revenus.

*Étude réalisée par Ipsos pour l’Observatoire E.Leclerc des Nouvelles Consommations sur un échantillon national représentatif de 1000 personnes âgées de 18 ans et plus, interrogées du 26 avril au 30 avril en ligne selon la méthode des quotas (sexe, âge, profession, région et catégorie d’agglomération).

https://twitter.com/paul_louis_ Paul Louis Journaliste BFM Eco