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Franck Riboud: Danone "en a encore sous le pied"

Les bénéfices de Danone sont en chute de 15%, à 1,4 milliard d'euros.

Les bénéfices de Danone sont en chute de 15%, à 1,4 milliard d'euros. - -

Le géant de l'agroalimentaire a publié ses résultats pour 2013, ce jeudi 20 février avec des bénéfices en baisse. Selon le PDG de Danone, le chiffre d'affaires de 21,3 milliards d'euros devrait, lui, continuer de croître.

Danone compte bien atteindre une taille assez importante pour se mettre à l'abri d'une OPA. Selon les résultats du groupe, publiés ce jeudi 20 février, son chiffre d'affaire est actuellement de 21,3 milliards d'euros, et a augmenté de 2,1% en 2013.

Selon son PDG, Franck Riboud, cela en fait un groupe "à la fois grand et petit", ce qui le rend vulnérable, par rapport à "une entreprise de 100 milliards d'euros de chiffre d'affaires, comme Nestlé", qui ne connaît pas les mêmes problèmes qu'eux.

Dans une interview publiée dans Le Monde daté du 21 avril, il affirme en avoir "sous le pied", ajoutant que "Danone pourrait atteindre, dans une dizaine d'années, un chiffre d'affaires de 35 milliards d'euros. Nous serons alors en mesure de mieux répartir nos risques." Pour se faire, Danone va continuer de se développer à l'étranger.

L'étranger justement a coûté au groupe : ses bénéfices, en chute de 15% à 1,4 milliard d'euros, ont souffert d'un scandale en Chine. Le lait infantile du fournisseur de Danone a été soupçonné de causer le botulisme, et de grandes quantités ont dû être rappelées.

Multiplier les marchés pour être moins vulnérable

Le rappel des stocks de lait a coûté 370 millions d'euros au groupe. Mais selon Franck Riboud, c'est justement pour cela qu'"il faut être partout, en Indonésie, au Mexique, en Inde, pour ne pas trop souffrir d'un échec". En outre, la Chine reste le "pays de l'enfant roi", et reconquérir ce marché "en vaut la peine".

Dans la même interview, le patron de Danone félicite par ailleurs le gouvernement de se tourner, lui aussi, vers l'internationalisation: "J'approuve totalement ces initiatives de François Hollande: aller voir les start-up aux Etats-Unis, rencontrer des grands patrons mondiaux…". Il est en revanche plus sceptique sur le pacte de responsabilité: selon lui, les patrons ne sont "pas motivés par les effets d'aubaine".

J.S