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Fnac: les premiers échanges orientés à la baisse

La Fnac fait son entrée en bourse ce 20 juin, une opération à haut risque.

La Fnac fait son entrée en bourse ce 20 juin, une opération à haut risque. - -

Après la scission validée par l'assemblée générale de Kering mardi dernier, le groupe de produits culturels va effectuer sa première cotation, ce jeudi 20 juin. A l'ouverture, le titre perd plus de 10%.

Mise à jour le 20 juin à 9h11

C’est le jour de vérité pour la Fnac. L’assemblée générale de Kering (ex-PPR) ayant approuvé la scission de l’enseigne de distribution, elle fait comme prévu son entrée en bourse ce jeudi 20 mai. Le cours de référence est de 22 euros par action, ce qui la valorise à 365 millions d'euros, a indiqué mercredi NYSE Euronext.

En tout cas, l'action Fnac a été réservée à la baisse en ouverture : après cinq minutes de transactions, le titre abandonnait 10,45% à 19,79 euros, dans un marché en baisse de 1,8%.

Comme il fallait s'y attendre, la Fnac semble avoir de la peine à convaincre les investisseurs. Il faut dire qu'elle subit de plein fouet la crise qui frappe le secteur des biens culturels. Ses ventes ont reculé de 2,1% l'an dernier, mais c'est largement moins que la tendance du marché, qui a baissé, lui, de 10%. La diversification dans les jouets et le petit électroménager a permis de compenser la baisse de la musique.

20 millions de clients

Selon Alexandre Bompard, PDG de la Fnac, la chaîne de magasins dispose d'atouts pour relever les défis.

Le premier d’entre eux, c’est la force de sa marque. A l'aube de son 60ème anniversaire, son niveau de notoriété est toujours intact. Alexandre Bompard veut qu'elle devienne la marque préférée des familles.

L'autre atout, c'est sa base clients : 20 millions en France et surtout 5 millions d'adhérents. Ce sont eux qui sont au cœur de la nouvelle stratégie du groupe. Des clients fidèles et surtout plus dépensiers que les autres. A eux seuls, ils génèrent plus de la moitié du chiffre d'affaires de la Fnac.

Enfin, la Fnac est à la tête d’un solide réseau de distribution, qu’elle a enrichi en ouvrant des boutiques dans les gares et les aéroports. Elle a aussi lancé un système de franchise, afin d’ouvrir des magasins de tailles plus modestes, une centaine de mètre carrés, dans les agglomérations de tailles moyennes.

Hélène Cornet & BFMbusiness.com