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Electroménagers: des étiquettes énergétiques bientôt plus précises

Selon la Commission européenne, depuis 1995, l'étiquetage énergétique de l'UE a fait ses preuves: 85 % des consommateurs européens en tiennent compte lors de leurs achats.

Selon la Commission européenne, depuis 1995, l'étiquetage énergétique de l'UE a fait ses preuves: 85 % des consommateurs européens en tiennent compte lors de leurs achats. - Emmanuel Dunand-AFP

L'Union européenne revient à des étiquettes énergétiques échelonnées de A à G. Elles auront aussi un "code QR", grâce auquel le client obtiendra des informations complémentaires (non commerciales) en le scannant avec son smartphone. Ces étiquettes apparaîtront dans les magasins et en ligne, au 1er mars 2021.

Appliqué depuis 1995 dans l'Union européenne, l'étiquetage énergétique qui classe les produits d'électroménager (et les lampes) selon leur consommation électrique, va faire peau neuve. La Commission européenne a validé de nouvelles étiquettes pour six groupes de produits qui "seront visibles pour les consommateurs, dans les magasins et en ligne, à partir du 1er mars 2021."

Pour justifier le changement, l'exécutif européen, tout en se félicitant que "85 % des consommateurs européens en tiennent compte lors de leurs achats", soutient qu'il faut revenir "à un système plus cohérent permettant aux consommateurs de mieux repérer les produits les plus efficaces."

Des produits classés "A+" ne sont pas très performants

La fiabilité de l'étiquetage actuel est clairement posé. Selon la Commission, "aujourd'hui, la plupart des modèles se trouvent dans les classes les plus élevées (A+++, A++, A+) et les classes les plus basses sont vides (parfois, même la classe A est vide). Cette médaille a toutefois son revers, car il est désormais difficile pour les consommateurs de repérer les produits les plus performants: ils peuvent penser qu'en achetant un produit de la classe "A+" ils achètent l'un des plus performants sur le marché, alors qu'en réalité, il s'agit d'un produit moyen, voire d'un des moins performants."

En conséquence, l'UE a décidé de revenir à des étiquettes énergétiques échelonnées de "A à G" (cf illustration ci-dessous) en prévoyant une procédure pour le remaniement des étiquettes existantes. Les estimations réalisées en interne par la Commission indiquent que ces nouvelles étiquettes pourraient induire d'ici à 2030 des économies d'énergie finale de 38 TWh/an, ce qui équivaut à la consommation d'électricité annuelle de la Hongrie. 

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Selon le produit, les étiquettes énergétiques "indiqueront, en plus de la consommation d'électricité, d'autres informations relatives à l'énergie ou à d'autres aspects, à l'aide de pictogrammes intuitifs, afin de permettre la comparaison des produits et de choisir un produit en meilleure connaissance de cause: il s'agira notamment d'indications relatives à l'eau utilisée pour chaque cycle de lavage, à la capacité de stockage, au bruit émis, etc." explique la Commission.

Le nouvel étiquetage sera affiché dans les magasins à partir du 1er mars 2021. Il s'appliquera aux lave-vaisselle, lave-linge, sèche-linge, réfrigérateurs, lampes, dispositifs d'affichage électroniques, y compris les téléviseurs, et les appareils de réfrigération (également appelés "réfrigérateurs commerciaux"), utilisés dans les magasins et dans les distributeurs automatiques.

Enfin, un nouvel élément apparaîtra sur les étiquettes: le "code QR". Ce petit code-barre en carré permettra aux consommateurs d'obtenir des informations complémentaires officielles (à caractère non commercial) en le scannant avec leur smartphone. Ces données proviendront des fabricants qui les enregistreront dans une base de données de l'UE, mise à la disposition de tous les Européens au cours des prochains mois. Les fabricants et les importateurs pourront y enregistrer leurs produits accompagnés de toute la documentation technique détaillée nécessaire pour les activités de contrôle.

Frédéric Bergé