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Deux députés réclament une hausse de 30% du prix du tabac à rouler

Personne fumant une cigarette roulée. (photo d'illustration).

Personne fumant une cigarette roulée. (photo d'illustration). - Flickr - DucDigital

Les socialistes Michèle Delaunay et Gérard Bapt estiment que le tabac à rouler est devenu, du fait de son prix trop abordable, "la porte d'entrée du tabagisme des jeunes".

Bon marché mais plus nocif. Alors que les autorités multiplient depuis des années les hausses du prix du tabac pour lutter contre le tabagisme, le succès du tabac à rouler apparaît aujourd'hui comme un effet pervers de cette politique de santé publique. Resté bon marché mais plus nocif pour la santé qu'une cigarette classique, il séduit de plus en plus de fumeurs et notamment les jeunes. 

Forts de ce constat, deux députés socialistes, Michèle Delaunay et Gérard Bapt, ont écrit aux ministres des Finances, de la Santé et au secrétaire d'État au Budget pour dénoncer cette "hécatombe financière et sanitaire" révèle ce mercredi 27 juillet, Le Parisien. Ils réclament une hausse de 30% du prix du tabac à rouler, "aujourd'hui beaucoup moins cher et porte d'entrée du tabagisme des jeunes" selon eux.

Rapporteurs du budget de la Sécurité sociale, les deux députés déposeront à ce titre un amendement fiscal à la rentrée, lors du prochain projet de loi de finances de la Sécurité sociale (PLFSS).

"Une obligation quasi morale de faire quelque chose"

Également présidente de la fédération d'associations Alliance contre le tabac, Michèle Delaunay a insisté auprès du Parisien sur l'importance d'agir pour les plus jeunes: 

"Le tabac à rouler, c'est le tabac des gamins, car il est meilleur marché. Avec lui, vous pouvez faire 47 cigarettes environ pour le prix d'un paquet de 20." La consommation de cigarettes roulées "explose et est de plus en plus précoce. (...) Nous sommes donc dans une obligation quasi morale de faire quelque chose."

Pour la première fois en France depuis 2009, les ventes de paquets sont reparties à la hausse (+1,4%) en 2015, après des chutes de 5% en 2014 et de 6,2% en 2013. Celles du tabac à rouler ont, paradoxalement, un peu moins progressé (+3,5%).

Ma. G.