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Coupe du monde: le boom des paris sportifs

En France, les paris sportifs devraient avoisiner les 700 millions d'euros pendant la Coupe du monde. Le seul match France-Pérou a généré 6,7 millions d'euros de chiffre d'affaires pour la Française des jeux. C'est deux fois plus que lors des deux premiers matches de la Coupe du monde 2014.

C’est un événement qui fait le bonheur des entreprises de paris sportifs. Deux semaines après le début de la compétition, l’effet Coupe du monde sur les paris sportifs est déjà perceptible avec plus de 50 milliards d’euros de mises attendues au niveau mondial et 700 millions d’euros, rien qu’en France.

Signe d’un véritable engouement, l'édition 2018 a même fait progresser le marché des paris sportifs dans l’Hexagone, la compétition attirant plus de parieurs que le reste de l’année. Une tendance qui s’observe surtout lors des matches de l’Équipe de France.

À titre d’exemple, la rencontre France-Pérou de jeudi a permis à la Française des Jeux (FDJ) de réaliser un chiffres d’affaires de 6,7 millions d’euros. C’est deux fois plus que les deux premiers matches des Bleus lors de la Coupe du monde 2014. Par ailleurs, cette rencontre (qui n’est qu’un match de poule) a généré trois fois plus de paris en ligne qu’une finale de Ligue des Champions.

Les paris en ligne ont le vent en poupe

Autorisés en France en 2010, les paris en ligne ne cessent de battre des records. Il faut dire que l’offre ne manque pas avec des pronostics qui peuvent aller du score jusqu’aux noms des buteurs et qui peuvent également se faire pendant les rencontres. Si la mise moyenne tourne autour de dix euros en bureau de vente, elle atteint une centaine d’euros sur internet. Et pour cause, les sites de paris en ligne rassemblent un public généralement plus averti et connaisseur.

"C’est une forme d’accès à l’offre qui a permis de simplifier le parcours client et qui a été un vrai succès puisque dans les 27.000 points de ventes FDJ qui distribue l’offre de paris sportifs, plus d’un pari sur deux est fait à partir de l’application mobile", explique Patrick Buffard, directeur général adjoint de la Française des Jeux.

Les paris sportifs réunissent essentiellement un public jeune (moins de 35 ans en moyenne). Chargé de la régulation du secteur des jeux d’argent, l’ARJEL (Autorité de Régulation des Jeux en Ligne) tient néanmoins à le mettre en garde contre les risques d’addiction. "Le pari doit rester un jeu. On ne gagne pas sa vie avec le pari. On ne la change pas. […] N’essayez pas de vous refaire. Fixez-vous un budget", conseille Charles Coppolani, président de l’ARJEL.

David Caro avec P.L