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Coup d'arrêt au projet de rénovation de la Samaritaine

Le projet de rénovation de la Samaritaine, déjà retardé de deux ans, connaît un nouveau coup d'arrêt.

Le projet de rénovation de la Samaritaine, déjà retardé de deux ans, connaît un nouveau coup d'arrêt. - -

Le tribunal administratif de Paris a annulé, ce mardi 13 mai, l'un des permis de construire obtenu par le groupe de luxe LVMH pour rénover le grand magasin parisien. Un éventuel appel n'est pas suspensif, mettant de fait un coup d'arrêt à ce projet.

Les défenseurs du patrimoine parisien viennent de remporter une manche. Le tribunal administratif de Paris a annulé, ce mardi 13 mai, le permis de construire obtenu par le groupe LVMH pour rénover le grand magasin parisien la Samaritaine. Le recours déposé par la Société pour la protection des paysages et de l'esthétique de la France (SPPEF) et SOS Paris devant le tribunal concernait le côté rue de Rivoli du projet.

"Eu égard notamment à la nature et à la destination de cet immeuble, et en dépit de ses qualités architecturales intrinsèques, les requérants sont fondés à soutenir que le projet, sur l'artère où il est implanté", ne satisfait pas aux exigences de la loi, peut-on lire dans le jugement du tribunal.

LVMH et la ville de Paris ont deux mois pour faire appel de ce jugement. Un éventuel appel ne sera toutefois pas suspensif, mettant de fait un coup d'arrêt à ce projet, dont la date d'ouverture, initialement prévue pour 2015, a déjà été repoussée de deux ans.

Un premiers recours rejeté en avril dernier

Les deux associations requérantes dénonçaient un projet "dénaturant le centre de Paris", et espéraient sauver l'immeuble du côté rue de Rivoli, les trois autres bâtiments anciens situés côté Seine ayant été déjà démolis.

En revanche, un recours contre un autre permis de construire concernant le côté Seine de la Samaritaine a été rejeté le 11 avril dernier.

Depuis sa fermeture en 2005, la Samaritaine fait l'objet d'une rénovation majeure pour un coût total de 250 millions d'euros. Le groupe de luxe a obtenu en décembre 2012 le feu vert de la ville de Paris pour transformer l'ancien magasin en un hôtel de luxe, auquel s'ajoute une galerie commerciale, des bureaux et des logements sociaux.

C.C. avec AFP