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Comment McDonald's s'inspire de Burger King pour rester rentable

Mc Donald's compte augmenter de plus de 10% la part de ses restaurants franchisés d'ici à trois ans.

Mc Donald's compte augmenter de plus de 10% la part de ses restaurants franchisés d'ici à trois ans. - Tony Fischer - Flickr - CC

Dans un communiqué publié mardi 10 novembre, le groupe américain annonce vouloir réduire le nombre des restaurants qu'il détient en direct au strict minimum. S'appuyer essentiellement sur des franchisés, comme le fait Burger King, lui permettrait  de ne pas avoir à payer.

L'opération reconquête de McDonald's passe par une vaste réorganisation et la recherche d'importantes économies. Dans ce but, McDonald's a annoncé mardi 10 novembre qu'il comptait faire passer de 3.500 à 4.000 le nombre de nouveaux restaurants devant passer sous franchise d'ici à 2018.

La part des franchisés parmi ses 36.000 restaurants dans le monde, passerait ainsi de 81%, actuellement, à environ 93%. A terme, McDonald's vise les 95%. Cette mesure et le plan de restructuration prévu depuis mai par le groupe vont permettre au groupe de réaliser 500 millions de dollars d'économies d'ici à 2017.

Faire comme Burger King

L'avantage d'avoir plus de restaurants en franchise assure "une trésorerie beaucoup plus stable et plus prévisible", avait expliqué en mai dernier le patron Steve Easterbrook, crédité du redressement du groupe en Grande-Bretagne. 

De plus, souligne le Wall Street Journal, les investisseurs apprécient généralement cette gestion en franchise qui permet de "réduire les coûts et la volatilité" des résultats.

Surtout, cette stratégie n'est pas sans rappeler Burger King, rival historique de McDonald's qui ne gère en propre que 1% de ses 7.300 restaurants aux Etats-Unis et au Canada.

Le même jour McDonald's a également annoncé qu'il renonçait à créer une société immobilière indépendante, chargée de gérer ses actifs immobiliers. Cette solution, expliquait McDonald's, avait des avantages fiscaux non négligeables et lui permettait de se décharger de la gestion lourde de son capital immobilier. Mais le groupe a jugé que ces avantages auraient été largement contrebalancés par les risques financiers qu'une telle opération aurait représenté.

J.M. avec AFP