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Casino cède 33 magasins à Lidl et 1 hyper à Leclerc pour 42 millions d'euros

Le groupe Casino vend pour 42 millions d'euros, 34 grandes et moyennes surfaces déficitaires, tant intégrées qu'exploitées en gérance. Lidl rafle l'essentiel du lot avec 33 magasins dont 17 Leader Price. Un Hyper Casino à Roubaix est cédé à un gérant Leclerc.

Le groupe Casino, qui a grand besoin d'argent frais, a conclu la cession des 34 magasins déficitaires à deux de ses grands rivaux, Leclerc et Lidl. Un premier lot de 18 magasins gérés en direct par le groupe de distribution a été vendu. Ce sont 17 magasins (8 Leader Price, 8 Casino Supermarchés et 1 Hyper Casino) qui sont rachetés par Lidl. L'hypermarché Géant de Roubaix va être acquis par un adhérent Leclerc et ses murs iront au propriétaire de la galerie marchande.

Le groupe stéphanois de distribution va récupérer 25 millions d'euros de la vente de ces 18 magasins. Ils ont enregistré en 2018 un chiffre d'affaires cumulé de 88 millions d'euros mais également 12 millions d'euros de perte de résultat opérationnel courant.

Lidl va récupérer 16 magasins qui étaient en franchise

Parallèlement, des franchisés du groupe avec lesquels Casino est associé à 49% ont signé des promesses en vue de la cession à Lidl de 16 magasins (9 Leader Price et 7 Casino Supermarchés) pour un montant total de 17 millions d'euros. Ces 16 magasins ont enregistré en 2018 un chiffre d'affaires cumulé de 60 millions d'euros, mais également 9 millions d'euros de perte de résultat opérationnel courant.

Depuis plusieurs mois et dans le cadre de sa nouvelle stratégie, le groupe Casino est engagé dans un processus de désengagement et il a déjà annoncé plusieurs cessions d'actifs similaires afin de réduire sa dette.Fin janvier 2019, un accord a été signé avec des fonds gérés par Fortress pour céder les murs de 26 supermarchés et hypermarchés valorisés 501 millions d'euros.

La réalisation des cessions des 34 magasins du groupe est attendue au 1er semestre 2019, sous réserve de la consultation préalable des instances représentatives du personnel concernées et de la réalisation des conditions suspensives usuelles.

Frédéric Bergé