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Carrefour: un obstacle de moins pour l'ouverture le dimanche

Deux syndicats ont accepté l'ouverture des magasins le dimanche.

Deux syndicats ont accepté l'ouverture des magasins le dimanche. - Boris Horvat - AFP

Deux syndicats, majoritaires à eux deux, ont donné leur accord au projet de la direction. Mais il faut encore que l'ouverture dominicale soient approuvées au niveau local.

Deux syndicats de Carrefour, majoritaires à eux deux, ont signé le projet d'accord qui devrait permettre d'ouvrir des hypermarchés le dimanche matin, sous réserve que ces ouvertures soient approuvées au niveau local, a appris l'AFP.

FO et la CFE-CGC ont signé les premiers ce texte négocié depuis la rentrée, selon les mêmes sources. La CFDT, qui est en train de consulter ses sections, "donnera sa position le 30 novembre", a indiqué à l'AFP son représentant, Sylvain Macé. Quant à la CGT, elle reste opposée à l'ouverture le dimanche.

Pour FO, premier syndicat du groupe, "tous les éléments sont réunis pour qu'on signe", avec un accord "qui renvoie la responsabilité de l'ouverture aux équipes locales", a souligné son représentant Michel Enguelz. "Nous sommes satisfaits qu'un accord ait pu être trouvé (...), nos revendications en termes d'embauches, de volontariat et de rémunération ont été entendues", a déclaré de son côté à l'AFP Thierry Faraut (CFE-CGC). La direction a simplement confirmé la signature du texte.

Une trentaine de magasins concernés

Après l'échec enregistré en début d'année par le groupe sur ce projet, les discussions, relancées après l'arrivée d'Alexandre Bompard à la tête du géant de la distribution, ont porté sur la négociation d'un accord cadre national, qui définit les contreparties financières, l'organisation et les conditions de travail.

Mais la décision de l'ouverture elle-même est renvoyée localement, avec un "avis conforme" du comité d'établissement, ce qui rend "indispensable au directeur (du magasin) d'avoir un dialogue social construit", a estimé Michel Enguelz. Les ouvertures potentielles vont concerner une trentaine de magasins, choisis pour cause de concurrence accrue localement avec d'autres enseignes ouvrant déjà le dimanche. "Nous étions pénalisés économiquement face à nos concurrents, cela tendra à se réduire et c'est une bonne nouvelle pour attaquer l'année 2018", s'est félicité Thierry Faraut.

D. L. avec AFP