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Caddie va pouvoir être racheté

L'entreprise Caddie a été placée en redressement judiciaire début août.

L'entreprise Caddie a été placée en redressement judiciaire début août. - Frederick Florin - AFP

L'offre de reprise du fabricant de chariot a été validée ce 27 octobre par le tribunal de commerce.

Caddie va pouvoir continuer ses affaires. Le fabricant de chariots a obtenu du tribunal de commerce de Paris ce lundi 27 octobre la validation de l'offre de reprise de l'entreprise.

L'offre prévoit de conserver 128 des plus de 380 salariés de l'entreprise. La reprise prendra effet au 1er novembre, a précisé le tribunal de commerce.

L'entreprise en difficulté ne faisait l'objet que d'une seule offre de reprise, portée par l'ancien directeur général du groupe: Stéphane Dedieu

Le nom Caddie revient bien au repreneur

Caddie a été placé en redressement judiciaire début août. Dans le courant de la semaine dernière, ce dernier avait eu confirmation que la marque faisait bien partie de la reprise. Le nom Caddie appartenait en effet à une autre société du groupe Altia, qui détenait jusque-là le fabricant de chariot. 

Les syndicats se montraient prudemment optimistes à la sortie de l'audience. "Je suis optimiste. Les ouvriers sont derrière ce projet", a déclaré Jean-Paul Ostertag, délégué CFTC, le syndicat majoritaire qui soutient l'offre de reprise.

Si le projet de reprise est homologué par le tribunal, les salariés devront toutefois payer un lourd tribut au sauvetage de leur entreprise. Le projet ne prévoit de conserver que 128 employés sur 383.

Un chiffre d'affaires divisé par deux

En 2009, Caddie employait encore 750 personnes et réalisait un chiffre d'affaires de 110 millions d'euros. Avec son projet, Stéphane Dedieu vise un chiffre d'affaires de 17 millions d'euros pour l'année prochaine, soit moins de la moitié des 37 millions d'euros de ventes réalisées par le groupe en 2013.

L'ancien directeur général prendra le 65% de la nouvelle société. L'italien Bertoldi, distributeur de Caddie depuis 1961, apportera 25% et l'allemand Shopbox, spécialisé dans l'entretien et la maintenance des chariots, le 10% restant. Ils se sont engagés à ne pas effectuer de licenciements économiques pendant deux ans. 

N.G. avec AFP