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Budget européen: la renégociation de la PAC inquiète les agriculteurs français

Plusieurs agriculteurs français sont totalement dépendants de subventions bruxelloises

Plusieurs agriculteurs français sont totalement dépendants de subventions bruxelloises - -

Les exploitants redoutent les coupes que pourrait subir ce programme, lors des négociations autour du budget européen pour la période 2014-2020. Une réduction des aides européennes mettraient à mal l'activité de certains. Reportage vidéo: Gaëtane Meslin et Guillaume Garet

L’Europe n’a toujours pas de budget européen pour la période 2014-2020. Ce vendredi 23 novembre, les dirigeants européens négociaient encore son enveloppe. Mais un compromis semblait, au bas mot, très incertain.

L’une des pierres d’achoppement des négociations : la politique agricole commune (PAC) qui représente 40% du budget total de l'UE. Le Royaume-Uni, qui en bénéficie très peu, et l’Allemagne réclament tous les deux des économies sur ce programme. A l’inverse, François Hollande va tenter de faire le moins de concessions possibles, voir aucune, sur la PAC. La France est, en effet, le principal pays bénéficiant du programme, avec 19% des fonds.

Les agriculteurs français sont pour certaines totalement dépendants de l’argent de la PAC. Pour Hervé Vandecandelaere, exploitant agricole cité dans ce reportage de BFMTV, sans ces aides "son revenu serait voisin de zéro".

Les pays baltes manifestent

Un de ses confrères, Lucien Legros, explique qu’une baisse des crédits accordés par Bruxelles n’affectera pas que les agriculteurs. Les exploitants, lorsqu’ils feront face à une baisse de leurs revenus, vont limiter leurs investissements. "Dans un premier temps, nous allons nous permettre de faire vieillir le vieux matériel. Mais forcément, cela aura des conséquences sur l’industrie machiniste agricole", détaille-t-il.

Par ailleurs, la réforme du mécanisme de la PAC, qui incluera notamment des normes environnementales plus contraignantes, risque également de peser. Les agriculteurs pourraient alors devoir abandonner certaines activités qui ne seraient plus rentables.

Les agriculteurs français s’inquiètent ainsi de coupes de la PAC. Mais ils ne sont pas les seuls mécontents. Leurs homologues lituaniens, lettons et estoniens se sont déplacés à Bruxelles pour faire entendre leurs voix. Ils s’estiment lésés et veulent une nouvelle répartition des aides plus favorable.

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