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Bangladesh: Walmart rejette un accord sur la sécurité dans les usines

La chaîne américaine Walmart, pour laquelle travaillait l'usine incendiée au Bangladesh, va lancer une enquête, seule.

La chaîne américaine Walmart, pour laquelle travaillait l'usine incendiée au Bangladesh, va lancer une enquête, seule. - -

Après le drame dans une usine au Bangladesh, les entreprises européennes ont conclu un accord sur la sécurité. Mais les distributeurs américains, eux, ont décidé de faire cavalier seul.

De nombreux distributeurs européens, dont Carrefour, H&M, et Zara, ont accepté de signer un accord pour renforcer la sécurité dans les usines au Bangladesh, après l'effondrement qui a causé la mort de 1.100 personnes, il y a trois semaines. Mais les Américains, pour l'instant, refusent de signer.

Walmart, concerné par le drame

Walmart en particulier, le N°1 mondial de la distribution, ne veut pas de rejoindre les Européens dans leur engagement pour améliorer les conditions de sécurité au Bangladesh.

Pourtant, le groupe américain est particulièrement montré du doigt. Le New York Times affirme, preuves à l'appui, que l'usine du drame travaillait, au moins partiellement, pour Walmart.

Pas solidaire mais pas insensible

Alors pourquoi ce refus ? Ce sont probablement les avocats de Walmart qui ont recommandé la prudence. Compte tenu de la culture judiciaire américaine, on craint toujours ici qu'un nouveau drame se traduise par des procès à n'en plus finir.

Walmart ne veut pas pour autant se montrer insensible au problème. Question d'image. Il a donc décidé de lancer sa propre campagne d'inspection des 279 usines travaillant pour lui au Bangladesh, en promettant que le résultat des inspections serait rendu public. Et affirmant que sa méthode donnerait des résultats plus probants que la démarche européenne, plus exhaustive mais plus longue à mettre en place.

Jean-Bernard Cadier correspondant à New York