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Après la mort d'une blogueuse, la répression des fraudes alerte sur les siphons culinaires

Le siphon à Chantilly à l'origine de la mort de la blogueuse, photo prise par son compagnon et publiée sur Instagram

Le siphon à Chantilly à l'origine de la mort de la blogueuse, photo prise par son compagnon et publiée sur Instagram - Instagram @rebeccalikes

Rebecca Burger, 33 ans, est décédée après l'explosion d'un siphon de chantilly. La DGCCRF alerte le consommateur sur les dangers des siphons culinaires.

Les autorités ne restent pas inactives après le décès de Rebecca Burger. Cette blogueuse fitness de 33 ans est morte après qu'un siphon à chantilly ait explosé, lui causant un arrêt cardiaque en lui percutant le thorax.

Après ce décès, la répression des fraudes (DGCCRF) alerte les consommateurs. Elle prévient ainsi dans un communiqué que "depuis 2010 plusieurs modèles de siphons culinaires ont causé des accidents domestiques graves dus à leur explosion, soit lors à la première utilisation, soit après plusieurs années d'utilisation".

"L'explosion propulse des éclats à grande vitesse pouvant occasionner des blessures graves notamment aux mains, au thorax ou au visage", ajoute-t-elle.

Achetés entre 2010 et 2013

"Dans la grande majorité de ces accidents, les appareils défectueux sont constitués d'une tête en matière plastique et d'un corps en aluminium et ont été achetés entre 2010 et 2013", selon la DGCCRF.

La répression des fraudes invite les consommateurs "à s'assurer que les produits qu'ils détiennent n'ont pas fait l'objet d'un rappel et d'un retrait du marché", en contactant le vendeur.

Elle recommande même de cesser d'utiliser tout appareil de ce type qui "ne porterait aucune identification et serait constitué d'un corps en aluminium et d'une tête en matière plastique".

Conditions d'utilisation

Les professionnels sont invités pour leur part à vérifier que les produits qu'ils commercialisent ne figurent pas dans la liste des produits défectueux déjà identifiés par la DGCCRF.

Ils doivent aussi s'assurer "qu'ils disposent de justificatifs relatifs à la sécurité et à la conformité de leurs produits aux normes en vigueur".

La DGCCRF souligne en outre que tout siphon à crème est un appareil à pression et doit donc "être utilisé en respectant scrupuleusement les prescriptions du fabricant" figurant sur le mode d'emploi.

"En particulier, il convient de respecter les consignes relatives au niveau maximal de remplissage, au nombre et à la nature des cartouches de gaz, à la température maximale de service, et de mettre l'appareil au rebut au premier signe de vieillissement ou (...) de dysfonctionnement", conclut le communiqué.

La DGCCRF a déjà procédé au retrait de plus de 200.000 siphons défectueux.

J.M. avec AFP