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3Suisses mise sur les nouvelles technologies

L'ancien catalogue et le nouveau magalogue des 3 Suisses

L'ancien catalogue et le nouveau magalogue des 3 Suisses - Denis Charlet - AFP

La société de vente à distance vient de dévoiler, ce 4 septembre, son nouveau modèle. Le site internet a été "modernisé".

3Suisses veut dépoussiérer son image. La société de vente à distance, qui accumule les pertes depuis plusieurs années, a annoncé ce jeudi 4 septembre, une transformation de son modèle, axé davantage sur les nouvelles technologies.

La société investira 150 millions d'euros dans cette transformation, et espère ainsi redevenir profitable en 2016. 3Suisses, qui appartient au distributeur en ligne allemand Otto, a réalisé 402 millions d'euros de ventes en 2013. Mais au total depuis 2009, ses pertes ont atteint 300 millions d'euros, dont 62 millions l'an dernier.

Désormais unique canal de vente, après l'annonce en avril de la suppression du fameux catalogue papier, le site internet a été "entièrement refondu et modernisé", pour être la "vitrine de la métamorphose de la marque", souligne le directeur général des 3Suisses Éric Dubois.

"Il y avait une nécessité économique et une nécessité de s'adapter aux attentes des clientes", explique-t-il à BFM Business.

Nouvelle campagne de publicité

Pour attirer les clients potentiels sur ce site, un "écosystème" a été conçu autour de lui : changement d'identité visuelle avec un nouveau logo, nouvelle campagne de publicité (la dernière remontait à 2010) sur les radios et télévisions, mais aussi les médias numériques et les réseaux sociaux, couplée à un nouveau média papier, le "magalogue".

Entre magazine et catalogue, cette revue publiée 10 fois par an se présente comme un "moyen d'inspirer" les consommateurs pour les aider à créer leur propre style en mixant les tendances. "Non pas un catalogue, mais un moyen de communication permanent adressé par la Poste à nos clients", résume le directeur e-commerce chez 3Suisses, Olivier Gimpel.

Il consolera également les déçus de l'abandon du gros catalogue auquel beaucoup de clients restaient attachés. "Nous voulions nous réinventer, mais sans renier notre ADN. On veut combiner savoir-faire technologique et émotion, car c'est cela qui à nos yeux, représentera l'avenir du e-commerce", explique Eric Dubois. "On peut avoir 82 ans et innover", assure le dirigeant, pour qui "ce changement était nécessaire économiquement".

D. L. avec AFP