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25.000 personnes menacées de coupure de gaz?

Les tarifs régulés du gaz doivent progressivement disparaître

Les tarifs régulés du gaz doivent progressivement disparaître - Pierre Andrieu - AFP

En raison de la fin des tarifs régulés, plus de 1.400 organismes qui n'ont pas encore souscrit d'offre de marché risquent de voir le gaz être coupé par les autorités le 1er octobre prochain, rapporte Le Parisien ce vendredi 25 septembre. Potentiellement, des dizaines de milliers de personnes peuvent être atteintes.

C'est un scénario catastrophe. Pressé par la Commission européenne, l'exécutif a, via la loi Hamon de 2014 décidé de mettre fin aux tarifs régulés du gaz. Les gros consommateurs (plus de 200 MWh) devaient ainsi passer en offre de marché dès le 1er janvier dernier. Cette date avait finalement été reportée au 1er juillet.

Depuis, les gros consommateurs qui n'avaient pas souscrit à une offre d'Engie ou de ses concurrents paient leur gaz avec une majoration de 20%. Mais le pire est à venir. A partir du 1er octobre prochain, ultime date butoir fixée par l'exécutif, ils risquent tout simplement et purement de voir le gaz être coupé, s'ils n'ont toujours pas choisi d'offre de marché.

"C'est surtout le secteur privé qui court des risques"

Selon une liste dressée par GRDF et dont le Parisien a eu copie, 1.400 organismes seraient concernés, parmi lesquels 340 syndics d'immeuble mais aussi des écoles ou encore des hôpitaux. Néanmoins "dans le public, il est certain que l'on ne coupera pas l'arrivée de gaz aux écoles, aux hôpitaux ou encore aux maisons de retraite. C'est surtout le secteur privé qui court des risques", explique au Parisien le président de la Commission de régulation de l'énergie, Philippe de Ladoucette. Ce dernier estime ainsi à environ 25.000 le nombre de personnes potentiellement menacées par ces coupures.

Une possibilité que les pouvoirs publics préfèrent évidemment éviter à quelques semaines des élections régionales. Du coup, selon le Parisien, la ministre de l'Ecologie Ségolène Royal aurait secrètement demandé aux préfets de rappeler leurs obligations aux clients concernés. Et convaincre les syndics négligents d'agir. "Ceux qui auront ne serait-ce que lancé la procédure de changement de contrat et qui pourront le justifier ne se verront pas couper le gaz", assure une source au Parisien.

J.M.