BFM Business

Cartel du sandwich: deux fabricants condamnés à 24,5 millions d'euros d'amende pour "entente"

Un club sandwich

Un club sandwich - Pixabay

L'Autorité de la concurrence a condamné trois fabricants de sandwichs pour "entente" entre 2010 et 2016. Deux paieront une amende, le 3e bénéficie de la procédure de clémence.

Trois fabricants de sandwics ont été sanctionnés pour "entente" par l'Autorité de la concurrence, les sociétés La Toque Angevine et Daunat écopant respectivement de 15,5 et 9 millions d'euros d'amende, selon un communiqué mercredi.

Ces deux entreprises ainsi que la société Roland Monterrat, "qui fabriquent toutes trois des sandwiches sous marque de distributeur pour les enseignes de la grande distribution", sont sanctionnées "pour avoir élaboré et mis en oeuvre, entre septembre 2010 et septembre 2016, un plan visant à se répartir les volumes et les clients et à s'accorder sur les prix", est-il indiqué.

En pratique, chacun envoyait ses projets de prix par mail à ses concurrents avant de répondre aux appels d’offres de la grande distribution et, dans une moindre mesure, des stations-service. Les entreprises s’appelaient ensuite pour en discuter et, le cas échéant, réajuster leurs offres avant de répondre aux enseignes.

Roland Monterrat échappe à l'amende

Les pratiques ont été révélées grâce à la procédure de clémence, précise l'Autorité. Celle-ci permet aux entreprises ayant participé à une entente d’en dévoiler l’existence à l’Autorité "et d’obtenir, sous certaines conditions, le bénéfice d’une exonération totale ou partielle de sanction pécuniaire". Ici c'est la société Roland Monterrat qui a la première sollicité l'autorité, c'est pourquoi elle n'a écopé d'aucune sanction à son encontre.

Ces pratiques d'entente sont très graves. En se répartissant les marchés et en s’entendant sur les prix, les trois principaux fabricants de sandwichs industriels, qui représentent près de 90% du marché, soit la quasi-totalité des ventes de sandwichs sous marque de distributeur, ont fait obstacle au libre jeu de la concurrence. Ils ont pu ainsi élever leurs prix sans craindre la riposte de leurs concurrents.

P.D. avec AFP