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Brexit: Boris Johnson et son homologue irlandais entrevoient un "chemin vers un possible accord"

Le Premier ministre britannique Boris Johnson et son homologue irlandais Leo Varadkar ont affirmé jeudi entrevoir un "chemin vers un possible accord" sur le Brexit

Le Premier ministre britannique Boris Johnson et son homologue irlandais Leo Varadkar ont affirmé jeudi entrevoir un "chemin vers un possible accord" sur le Brexit - Noel Mullen / POOL / AFP

Boris Johnson et son homologue irlandais Leo Varadkar se sont rencontrés aujourd'hui. Les deux hommes ont affirmé entrevoir un "chemin vers un possible accord", alors que l'horloge tourne.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson et son homologue irlandais Leo Varadkar ont affirmé jeudi entrevoir un "chemin vers un possible accord" sur le Brexit, sans expliquer comment ils comptaient sortir les négociations de l'impasse à moins de trois semaines de la date prévue du divorce.

Malgré plusieurs jours de discussions techniques sur la frontière irlandaise sans avancée majeure, les deux dirigeants "continuent de croire qu'un accord est dans l'intérêt de tous", selon une déclaration commune publiée à l'issue d'une rencontre dans un manoir à Birkenhead (nord-ouest de l'Angleterre), près de Liverpool. "Ils ont convenu qu'ils pouvaient voir un chemin vers un possible accord", ajoute la même source.

Demain, le ministre britannique du Brexit Steve Barclay est attendu à Bruxelles. L'horloge tourne: il ne reste plus qu'une semaine avant un sommet européen crucial pour éviter une sortie de l'UE sans accord aux conséquences douloureuses le 31 octobre. L'UE a donné jusqu'à vendredi 19 octobre au gouvernement britannique pour lui présenter un compromis acceptable sur la frontière et arriver à une séparation à l'amiable plus de trois ans après la victoire du "Leave" au référendum de juin 2016. L'Irlande est une question clé, Londres et Bruxelles ne parvenant pas à s'accorder sur la manière d'éviter un retour à une frontière physique entre l'Irlande du Nord, province britannique, et la République d'Irlande, qui restera membre de l'UE, et de préserver la paix sur l'île, qui a connu plusieurs décennies de violences.

Vers des élections?

Faute d'accord le 19 octobre, une loi impose au Premier ministre de demander un report de trois mois, bien qu'il ait promis un Brexit "coûte que coûte" le 31 octobre. Cette demande de report devra être approuvée à l'unanimité des autres Etats membres, et devra être motivée par la perspective d'élections anticipées ou d'un nouveau référendum, a souligné mercredi la secrétaire d'Etat française aux Affaires européennes, Amélie de Montchalin. "Donner plus de temps dans les mêmes conditions, on le voit, ne nous donnerait pas énormément d'espoir qu'il se passe des choses différentes", a-t-elle ajouté devant la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale sur le Brexit.

Des élections anticipées semblent inévitables vu la profondeur de la crise politique dans laquelle le Brexit a plongé le Royaume-Uni, et tous les partis s'y préparent activement.

AKM avec AFP