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Bougies, magnets: la Répression des Fraudes épingle les produits imitant des denrées alimentaires

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(photo d'illustration) - Pixabay

La Répression des Fraudes a rappelé que les produits imitant des denrées alimentaires, qui peuvent être tentants pour les enfants, faisaient l'objet d'une "surveillance particulièrement attentive".

Bougies ou savons en forme de fruits ou de pâtisseries, "magnets en forme de macarons"... La Répression des Fraudes a rappelé mardi que les produits imitant des denrées alimentaires, qui peuvent être tentants pour les enfants, faisaient l'objet d'une "surveillance particulièrement attentive".

"Les produits imitant des denrées alimentaires ont fait l'objet ces dernières années de plusieurs alertes nationales pour des risques d'accidents domestiques", explique la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), qui explique qu'ils  "peuvent présenter des risques d'étouffement, d'intoxication, ou de perforation du tube digestif" en cas d'ingestion.

La DGCCRF a conduit une enquête en 2020 et "principalement ciblé des produits au stade de la distribution et vendus sur internet, entre autres via les réseaux sociaux", réalisant 270 visites auprès de 244 établissements en France.

La réglementation pas maîtrisée

Ciblant les produits "potentiellement les moins sûrs", elle a recensé sur 35 prélèvements 27 situations de non-conformité et 19 produits dangereux, "soit plus de la moitié du panel".

"Ces produits dangereux ont fait l'objet de retraits/rappels, en grande majorité à titre volontaire par les professionnels", explique la DGCCRF, qui estime que "les professionnels de la chaîne de commercialisation ne maîtrisent pas encore suffisamment la réglementation applicable".

"Voire, pour les plus récents d'entre eux (auto-entrepreneurs proposant leurs produits à la vente par le biais de réseaux sociaux, vendeurs sur marchés forains...), méconnaissaient son existence", ajoute la Répression des Fraudes.

La réglementation en question est un décret datant de 1992, dit "décret confusion", précise la DGCCRF, qui "s'applique à tous les produits qui ne sont pas des denrées alimentaires et dont il est raisonnablement prévisible que les consommateurs, et en particulier les enfants, pourront les confondre avec des produits alimentaires".

Ce, en fonction de caractéristiques comme "la forme, l'odeur, la couleur, l'aspect, le conditionnement, l'étiquetage, le volume ou la taille".

P.D. avec AFP