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Avec le couvre-feu, les taxis et VTC tournent au ralenti

Image d'illustration - Il refuse de payer les 800 euros de sa course, le chauffeur de taxi le dépose directement au commissariat.

Image d'illustration - Il refuse de payer les 800 euros de sa course, le chauffeur de taxi le dépose directement au commissariat. - KENZO TRIBOUILLARD / AFP

Le couvre-feu en place dans les grandes métropoles, et notamment à Paris, a drastiquement réduit la circulation des taxis et VTC.

L'activité des taxis et VTC a été lourdement affectée par l'entrée en vigueur samedi, dans huit grandes métropoles françaises dont Paris, d'un couvre-feu de 21h à 6h, ont indiqué mardi plusieurs plateformes jointes par l'AFP.

Pour FreeNow (ex-Kapten), le couvre-feu a fait chuter de 40% la demande totale sur la semaine, avec une activité de nuit extrêmement réduite (-90% de courses de 21H00 à 6H00 du matin).

Réductions des courses

"On devrait constater dans la semaine qui arrive une baisse de l'activité encore plus forte", prévoit Antoine Lieutaud, directeur général de FreeNow France.

"En plus de cette baisse de nuit, l'impact de ce couvre-feu sur le télétravail (qui va être en augmentation) va également fortement réduire les courses de jour".

Son concurrent Heetch évalue également la baisse à 40%, avec une activité déjà affectée par la fermeture des bars.

Le leader du secteur Uber n'a pas communiqué de chiffres, mais a indiqué qu'il s'attendait à ce que "les nouvelles consignes sanitaires aient un impact sur (son) activité dans les semaines à venir".

Un message apparaît entre 21h et 6h directement dans l'application d'Uber "pour rappeler que les déplacements non essentiels sont interdits".

Les taxis en berne

La plateforme de taxis G7 indique de son côté qu'après "un recul de la demande de 75% samedi soir", le 17 octobre, "la baisse d'activité s'est stabilisée à 30% en moyenne de 21H00 à 6H00 les deux nuits suivantes".

La plateforme précise que 20% des taxis G7 sont des chauffeurs de nuit. "Pendant le couvre-feu, ces chauffeurs continuent de transporter des professionnels qui travaillent la nuit, ainsi que des particuliers, munis de leur attestation, qui effectuent un trajet vers ou depuis les gares ou les aéroports par exemple", précise un porte-parole.

"Cela va avoir un impact direct sur nos chauffeurs partenaires avec une baisse constatée de 40% sur leur activité et leur rémunération", souligne Antoine Lieutaud de FreeNow. 80% des véhicules ont été équipés de vitres de protection séparant le conducteur de la banquette arrière et les chauffeurs vont recevoir des masques et du gel hydro-alcoolique, souligne-t-il.

Les plateformes ont mis en place différents mesures d'aides pour les chauffeurs, qui bénéficient également du "plan tourisme" (aides, prêts garantis) jusqu'à la fin 2020.

T.L avec AFP