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Amazon prolonge la suspension de ses activités en France jusqu'à mardi

Le géant du e-commerce annonce prolonger la suspension temporaire de ses activités en France après la décision de justice rendue ce vendredi par la Cour d'appel de Versailles.

Le géant américain de la logistique Amazon a annoncé ce vendredi soir qu'il allait prolonger jusqu'à mardi "l'arrêt temporaire" de ses centres de distribution en France, après une nouvelle décision de justice lui imposant une véritable évaluation des risques liés à l'épidémie de Covid-19.

Amazon a fait part dans un communiqué de la "prolongation de la suspension temporaire d'activité de ses centres de distribution en France", fermés depuis le 16 avril, et indiqué qu'il "sera demandé aux collaborateurs d’Amazon de rester chez eux jusqu'au 28 avril inclus", tout en percevant leur plein salaire.

La cour d'appel de Versailles a confirmé vendredi l'ordonnance du 14 avril qui imposait à Amazon de procéder à une évaluation des risques professionnels liés à l'épidémie de Covid-19, mais en a assoupli les conditions.

La liste de produits autorisés élargie

Amazon avait fait appel d'une décision du tribunal judiciaire de Nanterre qui lui ordonnait de limiter ses activités aux produits d'hygiène, produits médicaux et d'alimentation dans l'attente d'une évaluation des risques conduite avec les représentants du personnel, sous peine d'une amende d'un million d'euros par infraction constatée.

Dans son arrêt vendredi, la cour d'appel confirme cette ordonnance mais assouplit la restriction d'activité et la précise par rapport au catalogue de la société. La cour a élargi la liste des produits qu'Amazon peut continuer à livrer dans l'attente de cette évaluation (informatique, santé, nutrition, épicerie, boissons...) et a limité l'astreinte à 100.000 euros par infraction au lieu d'un million d'euros.

Le groupe avait préféré fermer ses entrepôts en France après la première injonction de Nanterre, jugeant impossible de définir précisément les produits autorisés à la livraison et craignant d'être mis à l'amende.

Hugues Garnier avec AFP