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Renault fortement touché par la pénurie de semi-conducteurs

Renault a mis à l’arrêt plusieurs de ses usines françaises et selon l’agence Reuters, a revu à la baisse ses prévisions de production pour cette année.

300.000 véhicules qui ne sortiront pas des chaînes cette année, soit un tiers de plus que sa précédente estimation. Voilà ce qu'anticipe désormais le groupe Renault. En cause: encore et toujours la pénurie de semi-conducteurs. Et selon des informations de l’agence Reuters, la situation pourrait encore s’aggraver. Une source proche du constructeur estime ainsi que la perte pourrait s'élever à 500.000 véhicules cette année.

Deux usines françaises à l'arrêt

Cette aggravation de la situation se voit déjà dans les usines françaises. Le site de Sandouville (Seine-Maritime) est à l’arrêt depuis la semaine dernière et jusqu’au 2 novembre. Ce site compte 1900 salariés et 700 intérimaires et produit des utilitaires. Le site Sovab de Batilly en Meurthe-et-Moselle est également à l’arrêt pour la semaine. Au total, la moitié de ses sites en Europe sont actuellement à l'arrêt.

Ces informations ont fait fortement dévisser Renault hier en bourse. Le groupe doit dévoiler demain ses résultats financiers trimestriels pour le 3e semestre. Le constructeur avait renoué avec les bénéfices au premier semestre mais la pénurie pourrait peser sur ses résultats. La direction du groupe s'attendait à une fin plus d'année difficile.

Une crise mondiale qui ne se résorbe pas

Le constructeur est en revanche loin d'être le seul à être pénalisé. Le cabinet IHS markit estime l'impact potentiel de cette crise sur la production mondiale à 11 millions de véhicules pour 2021... L'ensemble du secteur s'attend maintenant à ce que ces difficultés se poursuivent sur une bonne partie de l'année prochaine.

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Renault

Raphaël Couderc avec Pauline Ducamp