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Qui conduit les voitures du Tour de France ?

La victoire du Français Julian Alaphilippe, lors de la 10ème étape.

La victoire du Français Julian Alaphilippe, lors de la 10ème étape. - Marc Bertorello - AFP

Intercalées entre les groupes de coureurs, devant ou derrière le peloton, les voitures de la caravane du Tour nécessitent des pilotes expérimentés. Qui sont le plus souvent des anciens coureurs professionnels.

Elles sont des dizaines pour encadrer, dépanner ou tout simplement observer. Dans le sillage des coureurs, les voitures du Tour de France font intégralement partie du décor. Mais pour elles, ce n’est pas toujours une partie de plaisir, en particulier sur les routes sinueuses et étroites des Alpes ou des Pyrénées. Écarts qui se resserrent, changements de rythme, consignes de la direction, public sur le bas côté et pas toujours discipliné...la conduite en course nécessite une vigilance de tous les instants.

Au volant des quelque 250 voitures mises à disposition par son partenaire Skoda, Amaury Sport Organisation (ASO), l’organisateur du Tour, a donc recruté des chauffeurs confirmés.

Dans leur immense majorité, il s’agit d’anciens coureurs professionnels. Une condition presque obligatoire pour appréhender et anticiper les mouvements du peloton. Lors des précédentes éditions, le public a ainsi pu apercevoir au volant des grands noms du cyclisme tricolore tels Sandy Casar, l’ancien coureur de l’équipe FDJ, ou Christophe Riblon, l’un des rares vainqueurs français au sommet de l’Alpe d’Huez.

Candidats spontanés ou débauchés par ASO, les pilotes suivent ensuite une formation spécifique d’une journée et demi, pour "un rappel des règles élémentaires de conduite", selon l’organisation.

"On est capables de savoir comment ils vont réagir dans certaines situations"

Mais les voitures de l’organisation ne sont pas les seules à rouler sur le Tour. Chaque équipe dispose de quelques véhicules, tandis que des partenaires commerciaux sont également présents dans la caravane. C’est ainsi que Skoda, qui fournit les véhicules à ASO mais qui sponsorise également le maillot vert du meilleur sprinter, propose à certains de ses clients de suivre la course de l’intérieur.

Là aussi, on retrouve d’anciens coureurs au volant. "Les coureurs préfèrent, on est capables de savoir comment ils vont réagir dans certaines situations", confirme Staf Scheirlinckx, qui conduit les membres du programme "hospitalité" de la marque tchèque.

Après 13 ans en professionnel et deux participations au Tour de France, le Belge de 39 ans est désormais professeur dans un lycée, et profite de ses vacances pour retrouver le peloton.

Mais paradoxalement, rares sont ceux qui empruntent cette voie. "Certains coureurs ont gagné beaucoup d’argent dans leur carrière, et n’ont pas envie de vivre trois semaines éprouvantes sur les routes du Tour. Les autres n’ont pas gagné assez et ont un boulot, donc ne peuvent pas être là".

Y.D.