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Comment éviter la contre-visite au contrôle technique

Le renforcement du contrôle technique au 1er janvier 2019 a été reporté par Edouard Philippe. Il n'en reste pas moins que depuis mai dernier, avec un examen plus exigeant, obtenir son sésame pour avoir le droit de rouler s'avère plus difficile. Sans être spécialiste, des défauts peuvent être repérés. De quoi corriger le tir et s'éviter le désagrément d'une contre-visite.

Les véhicules de plus de quatre printemps doivent passer le contrôle technique tous les deux ans. La réforme de l'examen, en mai 2018, a augmenté les points de contrôle et le nombre de défauts possibles. De quoi multiplier les risques de devoir passer par les cases garagiste et contre-visite pour obtenir son autorisation de rouler.

Or, certaines réparations peuvent être anticipées et permettre d'éviter une contre-visite. En toute logique, plus votre véhicule est ancien plus vous risquez d’avoir besoin de faire des réparations, notamment si votre véhicule n'est pas correctement entretenu. Le taux de contre-visite est en moyenne d'une voiture pour cinq.

Vérifier régulièrement l'état de ses pneumatiques

Premier élément à ne pas négliger: les pneumatiques. Il est recommandé de vérifier leurs états au moins une fois par mois en regardant les témoins d’usure sur la bande de roulement (la partie du pneu qui touche le sol). Des protubérances placées dans les rainures des sculptures montrent le niveau d’usure qu’il ne faut pas dépasser (légalement 1,6 mm).

Les flancs doivent également être examinés. Sont-ils éraflés, entaillés, poreux? Si vos pneus ont manifestement fait leur temps mieux vaut les changer avant de passer le contrôle. À noter que des pneus en bon état, avec une bonne pression, garantissent votre sécurité et limitent la consommation de carburant.

Des éclairages fonctionnels à l'avant comme à l'arrière

Deuxième point de contrôle: l’éclairage. Tous les feux doivent être inspectés: de position, de croisement, de route, de brouillard avant et arrière. Il faut vérifier qu’aucune ampoule n’est à changer et qu’il n’y a pas de problème de fixation. 

Avoir des rétroviseurs en bon état

Pour ne pas se faire recaler, le véhicule doit se présenter avec le même nombre de pièces détachées que lors de sa sortie de l’usine. En général, il dispose de trois rétroviseurs: gauche, droit et central. La coque et le miroir ne doivent pas être endommagés ou mal fixés. Par exemple, avec un rétro “rafistolé” avec du scotch, ou tout autre moyen de le maintenir, vous risquez à coup sûr d'être retoqué.

Une plaque d’immatriculation correctement fixée

Sans conséquence mécanique, la plaque d’immatriculation est souvent négligée. Elle doit être bien visible et fixée correctement. Pour rappel, les fixations doivent être inamovibles, de type rivets. Utiliser des vis expose à un amende de 135 euros.

Attention aux fumées noires

Comme pour les éclairages et la plaque d’immatriculation, le système d’échappement ne doit pas avoir de problème de fixation. Une fumée trop blanche, noire ou bleue devraient alerter. Le système de filtrage présente probablement quelques faiblesses.

Ne pas négliger le système de freinage

Le réservoir de liquide de frein doit être suffisamment plein, lorsque vous présentez votre véhicule au centre de contrôle. Vérifier soi-même l’état des freins peut s'avérer compliqué, mais des signes peuvent alerter comme un véhicule qui se déporte au freinage.

Ceintures, serrures et avertissement sonore

Négliger les petits équipements serait une erreur. Ils peuvent être à l’origine de défaillances majeures ou critiques qui demanderont une contre-visite. Des serrures défectueuses, un point d’ancrage de ceintures de sécurité gravement détérioré ou un avertisseur sonore inopérant vous condamneront à un une contre-visite.

Elise Maillard