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Essai - Mercedes Classe C Cabriolet: le coupé-cab fait de la résistance

En ce mois de septembre, Mercedes commercialise le premier coupé-cabriolet Classe C de son histoire.

En ce mois de septembre, Mercedes commercialise le premier coupé-cabriolet Classe C de son histoire. - Pauline Ducamp

Le coupé-cabriolet est un véhicule en cours de disparition, sauf dans le premium et encore moins chez Mercedes. La marque à l’étoile lance pour la première fois un coupé-cab dérivé de la Classe C.

La Mercedes Classe C Cabriolet est une nouveauté traditionnelle. Nouveauté, car Mercedes propose pour la première fois un coupé-cabriolet sur la Classe C (sa berline de taille moyenne). Traditionnelle, car le constructeur allemand a fait depuis des décennies des coupés-cab un élément clé de son ADN. Avec les roadsters SL et SLC, un cabriolet dérivé des Classes C, E et S, et même bientôt une AMG GT roadster, Mercedes est aujourd'hui le constructeur qui offre la gamme la plus étendue de cab sur le marché.

Un segment en déclin... sauf dans le premium

Ce qui fait remonter un paradoxe: ce segment n’est vraiment populaire qu’en Europe et aux Etats-Unis, et même là, il est en plein déclin. Plus personne ne propose en effet de coupé-cabriolet. Chez les généralistes, seul l'Opel Cascada est encore au catalogue. Au contraire, chez les premium, il prolifère. "Les généralistes réalisent un arbitrage en fonction des volumes d'un modèle. Ce type de modèle est une niche, mais il y a un une opportunité économique autour d'un modèle plaisir", souligne-t-on chez Mercedes.

La version essayée, le C 200 4MATIC Cabriolet Ligne Sportline, est commercialisée à 58.800 euros.
La version essayée, le C 200 4MATIC Cabriolet Ligne Sportline, est commercialisée à 58.800 euros. © Pauline Ducamp

"Modèle plaisir", un terme qui résume bien la Classe C cabriolet. Mercedes l'a conçu en s'inspirant de l'élégance et de l'esprit de la Classe S Cabriolet, notamment pour le design extérieur et la planche de bord. Les motorisations et les technologies viennent elles de la gamme C. Le cabriolet partage ainsi les moteurs du coupé, les technologies d'aides à la conduite sont communes au GLC Coupé (autre nouveauté de l'automne chez Mercedes). Comme dans la mode, l'allemand fait du "mix&match" (coordonner beaucoup d’éléments différents) et ça marche plutôt bien.

Le cabriolet partage les moteurs du coupé, les technologies d'aides à la conduite sont communes au GLC Coupé (autre nouveauté de l'automne chez Mercedes).
Le cabriolet partage les moteurs du coupé, les technologies d'aides à la conduite sont communes au GLC Coupé (autre nouveauté de l'automne chez Mercedes). © Pauline Ducamp

Agréable en balade, surprenante dans ses réactions

Au volant, la Classe C Cabriolet est plaisante à conduire. La capote en toile triple épaisseur (en option sur notre modèle) se déplie en une petite vingtaine de secondes, jusqu'à 50km/h. Une fois cheveux au vent, le cabriolet est agréable à vivre. Le bruit n'est pas assourdissant, on aimerait en fait même entendre davantage le moteur quatre cylindres essence.

Le moteur diesel sur la version C250d ronronne beaucoup mieux, en particulier à bas régime (logique). Elle se montre beaucoup plus réactive et nerveuse que la version essence C200 4Matic (quatre roues motrices) testée initialement. La différence: un couple de 500Nm! Sur notre version essence, le mode Sport + est définitivement le plus intéressant. Le coupé-cab réagit alors au doigt et à l'œil, quand la version Comfort semble plus rétive. A 2.000 euros d’écart entre diesel et essence, le choix penche du côté du mazout. On aimait pourtant bien l’idée de rouler décapotée dans Paris.

Comme il est le plus abordable de la gamme (de 44.650 euros euros tout de même en version essence, à plus de 100.000 euros pour la C63 AMG), ce cabriolet sert de porte d'entrée chez Mercedes a de nouveaux clients. "Nous vivons un mouvement de renouvellement globale de clientèle, depuis la nouvelle Classe A en allant sur des segments sur lesquels nous n'étions pas présents, tout en conservant notre clientèle traditionnelle, notamment sur les berlines", explique-t-on chez Mercedes. La gamme C compte désormais 7 modèles.

Les commandes les plus design du moment pour régler son siège, mais aussi lancer l'aiscarf, ce petit chauffage qui réchauffe la nuque.
Les commandes les plus design du moment pour régler son siège, mais aussi lancer l'aiscarf, ce petit chauffage qui réchauffe la nuque. © Mercedes

LE truc: "l'Airscarf"

Ce truc au nom imprononçable n'est pas vraiment une nouveauté, mais il rend la conduite en cabriolet possible même en hiver. Derrière ce nom se cache en effet un chauffe-nuque, un système présent depuis une dizaine d'années chez Mercedes. Un chauffage niché dans l'appui-tête réchauffe le conducteur, qui avec les sièges chauffants et le rideau arrière, profite du ciel bleu sans souffrir de l'air frais.

L'autre truc, ce sont les suspensions adaptatives de série. Elles s'adaptent à la route en permanence. Le petit bémol est que leurs réglages ne varient pas entre les différents modes enclenchés.

LE chiffre: 37

C’est le nombre de versions au catalogue du cabriolet Classe C. Sans compter les options…

Les versions de l'essai: Mercedes C200 4MATIC Cabriolet Ligne Sportline de 183 chevaux avec une boite de vitesses automatique à 9 rapports 9G-TRONIC et Mercedes C250d Cabriolet Ligne Sportline de 204 chevaux avec une boite de vitesses automatique à 9 rapports 9G-TRONIC. 

Essai Mercedes Classe C Cabriolet
Essai Mercedes Classe C Cabriolet © -
Pauline Ducamp