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Loin d'être indestructibles, les radars tourelles sont quotidiennement victimes de vandalisme

Alors que les dégradations de cette nouvelle génération de radars se poursuivent, le coût dépasserait déjà les 80 millions d'euros.

Les dégradations de radars-tourelles se poursuivent depuis le début de l'année. En moyenne, on compterait chaque jour un exemplaire vandalisé, recouvert d'un sac ou avec un jet de peinture sur l'objectif, mais parfois entièrement détruit. 

C'est le cas pour une de ces cabines supposées indestructibles car installées en hauteur, situé près de la commune de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume (Var), comme a pu le constater une équipe de BFMTV. Son mât en acier à été coupé, avant d'être entièrement brûlée, trois jours seulement après son installation. C'est le troisième à être mis hors-service dans le Var.

Au niveau national, on estime que les dégradations auraient déjà coûté plus de 80 millions d'euros. Un chiffre communiqué par la délégation à la sécurité routière mi-décembre et qui aurait donc encore gonflé depuis. Le coût unitaire de ces radars nouvelle génération est estimé à 32.000 euros.

Ces appareils sont particulièrement visés car suspectés de remplir encore plus les poches de l'Etat. Pour le moment, ils se concentrent sur la vitesse ou les feux rouges mais pourront à terme détecter d'autres infractions comme le téléphone au volant ou le non-port de la ceinture de sécurité.

Les autorités dénoncent des actes criminels: 

"Les radars ont pour effet de faire baisser la vitesse et la dégradation systématique des radars entraînent a contrario des comportements d'indifférence au respect de la vitesse et, du coup, provoque du danger. On peut dire sans hésitation que ceux qui détruisent les radars, tôt ou tard, ont du sang sur les mains", a déclaré Emmanuel Barbe, le délégué interministériel à la sécurité routière.

D'ici à la fin de l'année, 1200 radars-tourelles doivent recouvrir le territoire français, soit environ 800 nouveaux exemplaires à installer en 2020.

Julien Bonnet