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Les trottinettes en libre-service provisoirement bannies de Milan

En attendant l'affichage des règles de circulation, Milan interdit l'activité des opérateurs de trottinettes électriques.

En attendant l'affichage des règles de circulation, Milan interdit l'activité des opérateurs de trottinettes électriques. - STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

En attendant la mise en place d'une signalétique claire sur les règles d'utilisation des trottinettes, la ville de Milan a demandé aux opérateurs de suspendre leur activité.

Milan a décidé d'interdire l'activité des sociétés proposant la location de trottinettes électriques, en attendant une signalétique précisant les règles d'usage de ce type de transport, indique l'AFP, reprenant une information reprise par de nombreux médias italiens.

Un décret du 4 juin prévoit que les trottinettes peuvent circuler en Italie seulement dans les zones piétonnes, sur les voies dédiées aux piétons et bicyclettes, ainsi que dans les zones où la vitesse est limitée à 30 km/h. Ce texte demande en outre aux communes d'afficher les règles de circulation. En attendant l'installation de panneaux, la ville de Milan demande donc aux opérateurs de cesser leur activité.

Un premier opérateur de trottinettes en partage, Helbiz, avait lancé son offre dans la capitale économique italienne en octobre 2018. Depuis le printemps, six autres sociétés l'ont imité, à l'image de la tendance dans de nombreuses villes européennes, parmi lesquelles Lime et Circ.

Fin juillet, la ville de Milan s'était livrée à des essais de réglementation dans les zones piétonnes, y autorisant les trottinettes à la vitesse de 6km/h et interdisant d'utiliser les trottoirs (sous peine d'une amende de 26 euros). Un piéton a toutefois souffert de fractures après avoir été percuté par une trottinette dans une zone piétonne.

Le parquet de Milan est en outre en train d'enquêter sur les différents opérateurs du marché pour voir s'ils sont en règle. 

Julien Bonnet, avec AFP